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Tunisie – Le RCD face aux défis économiques des 5 prochaines années

Après avoir accompli de grandes réalisations, jeté les bases d’une économie solide, la Tunisie aborde, au cours des cinq prochaines années, une nouvelle étape, affronte de nouveaux défis et affiche de nouvelles ambitions.
Une nouvelle étape dont les contours sont dessinés dans le programme du Président Ben Ali, « Ensemble relevons les défis ». Un programme qui a été au centre d’intérêt de la 19ème université d’été nationale du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), tenue à Tabarka les 30, 31 juillet et 1er août 2010, sous le signe : « Le programme présidentiel pour le prochain quinquennat : dimensions et défis ». Une manifestation qui s’est distinguée par trois ateliers, dont un consacré aux « défis et dimensions économiques et sociales du programme présidentiel pour le prochain quinquennat », animé par M. Taoufik Baccar, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie.

La Tunisie ambitionne, en effet, de rejoindre le rang des pays avancés, d’améliorer le revenu par tête d’habitant et de relever le défi de l’emploi, notamment celui des diplômés du supérieur, qui demeure la priorité des priorités nationales. Le pays a subi des pressions importantes, au cours des dernières années, dues surtout à une conjoncture internationale difficile et en perpétuel changement. Mais, en même temps, il affiche des ambitions nouvelles, au sein d’une économie intégrée à la mondialisation et, partant, sujette aux chocs exogènes et aux aléas de la conjoncture internationale.

«Le programme du Président Ben Ali, pour les cinq prochaines années, jette les bases d’un nouveau projet pour la Tunisie. Une nouvelle politique de développement à même de consolider la capacité de l’économie à créer des opportunités d’emploi rapidement pour réduire le taux de chômage. D’où la prévision, dans le programme présidentiel, d’un délai maximum de deux ans pour trouver un emploi», a expliqué Taoufik Baccar.
Le programme de 2009/2014 est fondé sur des choix stratégiques, a-t-il précisé, dans leur ensemble. Le programme présidentiel est composé de 24 thèmes, de 355 mesures, d’une nouvelle vision et d’une nouvelle approche de développement qui prend en considération les pressions d’une conjoncture internationale difficile. La finalité est de rejoindre les pays avancés et de garantir une meilleure qualité de vie aux Tunisiens.

Les objectifs présidentiels sont ambitieux. Car, justement ayant choisi une ouverture économique et une intégration à la mondialisation, la Tunisie subit, à l’instar de toutes les économies du monde, les aléas de la conjoncture et des chocs extérieurs. Mais, ils sont réalistes, légitimes et réalisables. Ils sont fondés sur des acquis et des réalisations concrètes, une lecture approfondie du contexte international, notamment à la lumière des répercussions de la crise financière et économique internationale, ainsi que sur des ambitions légitimes de relever les défis».
Le gouverneur a résumé, ainsi, les choix stratégiques du programme présidentiel : des choix axés autour du progrès social et une meilleure qualité de vie pour les Tunisiens, l’innovation, économique et financière, l’intelligence, le savoir et la création, le développement durable, le développement régional et une intégration plus poussée dans la mondialisation.

Outre les axes stratégiques, le programme table sur des objectifs quantitatifs et chiffrés à l’horizon de 2014, à savoir : atteindre 7000 dinars de revenus par tête d’habitant, créer 425 mille postes d’emploi, garantir une couverture sociale à hauteur de 98%, assurer la formation de 9000 ingénieurs, et atteindre le chiffre de 7000 entreprises conformes aux normes internationales, avec en prime la mobilisation de 95% des ressources hydrauliques, se rapprocher des 10 millions de touristes, consacrer 1,5% du budget de l’Etat à la culture et 1,5% du PIB à la recherche et le développement.
«Ces objectifs quantifiés et chiffrés seront concrétisés aux moyens d’études stratégiques et prospectives, de plans et de programmes d’action prévus dans le programme présidentiel, avec en prime une nouvelle génération de réformes économiques et financières; des programmes de consolidation des activités à contenu technologique ; un programme de promotion de la femme rurale; un programme intégral pour la culture… Autant de programmes qui préparent l’avenir de la Tunisie», a indiqué Taoufik Baccar.

Sachant que toutes les réformes et autres incitations, encouragements, études stratégiques et prospectives tendent à résoudre l’équation de l’emploi, il faudrait améliorer et développer une croissance, basée sur un contenu à haute technologie et à forte valeur ajoutée et sur des activités soutenues par un secteur bancaire performant, un financement et une fiscalité adéquats. Ce sont les quatre fondamentaux contenus dans les 10ème, 11ème, 12ème, et 13ème points du programme du Président Ben Ali, couvrant le prochain quinquennat (2009/2014). Un programme qui préconise une nouvelle approche et une nouvelle vision du développement économique. Une vision axée sur des choix sectoriels, en faveur desquels, la législation de l’investissement sera révisée.

La politique d’incitation à l’’investissement a été, jusque là, la même pour l’ensemble des secteurs
économiques. L’Etat n’est pas intervenu pour privilégier un secteur d’activité par rapport à un autre. Par contre, aujourd’hui, après avoir investi dans les ressources humaines, l’éducation, l’enseignement, la formation, l’infrastructure de base, la Tunisie a effectué un choix fondamental consistant à s’engager dans une nouvelle philosophie de son approche de développement, en se basant sur une politique sectorielle raisonnable misant sur des créneaux porteurs à forte valeur ajoutée et à fort contenu technologique.
Le programme 2009/2014, apporte de nouvelles mesures pour réussir la transformation structurelle de l’économie, en s’orientant vers ce type d’activités intelligentes, où la Tunisie dispose d’atouts compétitifs importants. Car, ce sont, justement, ces activités qui pourraient attribuer deux à trois points supplémentaires de croissance. D’où l’orientation claire de la Tunisie, pour le prochain quinquennat, à asseoir les fondamentaux d’une économie basée sur le savoir, la technologie, la recherche et développement, la maîtrise des coûts, le respect de l’environnement, etc.

Les mesures prônées par le Président de la République dans son programme, se fondent sur la consolidation de la compétitivité par la qualité et la technologie, la maîtrise du savoir, et une plus forte intégration de l’économie à la mondialisation. Des mesures qui tournent essentiellement autour de quatre axes fondamentaux l’adaptation du cadre législatif et institutionnel aux nouvelles orientations de la Tunisie et aux normes internationales, un système d’innovation plus efficace et plus efficient, instauration d’un système de soutien, de financement et d’encadrement à tous les secteurs d’activité et un système adéquat aux nouvelles ambitions de la Tunisie et à même de maintenir les équilibres globaux tout en investissant dans les régions afin qu’elles contribuent à l’œuvre de développement.

«Le programme de Ben Ali, pour les cinq prochaines années, ouvre de larges perspectives et jette les bases d’un avenir meilleur pour la Tunisie. Basé sur les innombrables acquis, le programme propose de relever de nouveaux défis et affiche de nouvelles ambitions.

Les participants aux débats de la 19ème session de l’université d’été du RCD, ont recommandé d’accélérer la sensibilisation et la diffusion du programme présidentiel, notamment dans les régions, en se basant sur les organisations nationales. Car, à leur sens, la mobilisation des ressources humaines pour la concrétisation des objectifs ambitieux de la Tunisie est impérative. Ils ont recommandé, également, de réduire la dépendance à l’Europe, en ciblant d’autres marchés à l’export, et en convergeant toutes les politiques dans le sens de la promotion des exportations nationales. Il été aussi question de créer un observatoire de la productivité, de garantir la formation des chefs d’entreprises, car la productivité ne dépend pas, exclusivement, des employés, les gérants et chef des PME ayant, pour leur part, une grande responsabilité. D’autres intervenants ont recommandé le développement du commerce électronique, de l’administration électronique….

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