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Tunisie – Le Président de la chambre syndicale des cafetiers ferme son établissement !

Dans un rebond tout à fait inédit se rattachant au décret 2611 de l’année 2009 concernant l’aménagement d’un espace spécifique pour les fumeurs dans les cafés, appelé plus communément loi anti-tabac, le président de la Chambre syndicale nationale des cafetiers a décidé de fermer son établissement au public, par mesure de protestation contre ce qu’il a appelé « la rigidité de l’administration » et « le non respect de l’autre » quant à l’application de cette loi et les menaces de fermeture dont font l’objet les cafetiers malgré leur assujettissement aux dispositions dudit décret.

Selon le président de la chambre, les services de santé chargés d’appliquer cette loi sont très rigides dans leur manière de procéder bien que le corps de métier, représenté par la Chambre syndicale nationale des cafetiers, ait trouvé depuis le mois de mars 2010 une solution très satisfaisante avec l’administration centrale du ministère de la Santé publique qui règle le problème et qui convient à toutes les parties.

Ladite solution consistait à établir dans les cafés une machine avec certification internationale de purification de l’air d’un coût assez onéreux, en plus de l’établissement d’un mur d’air invisible mais qui sépare réellement l’espace fumeur de celui non fumeur par un rideau d’air vertical permanent. Le ministère de la Santé était alors très enthousiaste à appliquer ces solutions.

Le président de la Chambre estime, dans ce sens, qu’on ne peut pas changer un vécu, vieux d’un siècle du jour au lendemain et qu’on doit, à juste titre, faire habituer les fumeurs à s’adapter avec ses impératifs par étapes afin que les citoyens puissent accepter la mesure sans rechigner tout en préservant le gagne pain des cafetiers déjà menacé par d’autres facteurs.

Le président de la Chambre a précisé que sa décision de fermer son établissement trouve son origine dans les menaces de fermeture dont il a été l’objet personnellement et que, selon lui, la menace n’est pas une bonne méthode. « La relation du citoyen avec l’administration n’est plus une relation de soumission mais de concorde entre les deux parties pour l’intérêt général. »

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