Samir Labidi, ministre de la Jeunesse, du Sport et de l’Education physique, a donné une conférence de presse jeudi 16 septembre 2010 pour présenter un aperçu du rapport annuel sur la situation de la jeunesse.
Le ministre a abordé huit thématiques différentes à savoir l’éducation et la formation, l’emploi, la santé, la culture et les loisirs, le sport, les TIC, la participation des jeunes dans la société civile et l’année internationale de la jeunesse. L’exposé a été appuyé par des indicateurs chiffrés et des graphes.
Bien qu’insistant, tout au long de son intervention, sur la priorité accordée à l’emploi et à la formation des jeunes dans le plan d’action du gouvernement, M. Labidi a estimé que cette rencontre constitue une occasion d’évoquer les réussites et le rayonnement de la jeunesse tunisienne à l’échelle internationale, plus particulièrement dans le domaine du sport. Il a préféré, néanmoins, ne pas débattre du cas du football qu’il a qualifié de « sport malade » et qui nécessite, selon lui, une restructuration en profondeur et à tous les niveaux.
Deuxième moment fort de son intervention, l’évocation de l’année internationale de la jeunesse qui démontre le rayonnement de la Tunisie sur le plan international, dans la mesure où l’initiative, adoptée à l’unanimité par l’ONU, a émané du Président Zine EL Abidine Ben Ali.
La présentation faite par le ministre nous laisse, toutefois, sur notre faim. En effet, les questions chaudes de cette rentrée politique et qui intéressent au plus haut degré, la jeunesse tunisienne, à savoir l’emploi (ou plutôt le chômage) et l’éducation, n’ont pas eu le traitement qu’elles méritaient. Il faut dire qu’elles ne relevaient pas directement du département du ministre.
Samir Labidi considère, pour sa part, que les résultats de la 4ème consultation nationale des jeunes, venant d’être terminée, permettra de dégager et de définir les réelles préoccupations et autres aspirations des jeunes. Nous dira-t-on, à titre d’exemple, si les avis des jeunes ont été sollicités avant d’entamer le dossier brûlant des retraites ?










