La ville de l’Ariana qui, jusqu’à présent, était restée à l’abri des tensions sociales, a connu ses premières scènes – et espérons le les dernières – de violence, jeudi 13 janvier 2011. Des jeunes ont saccagé et mis le feu à la fourrière municipale, vers 17 :30, sous les yeux des militaires positionnés à une centaine de mètres des lieux de l’incident. L’officier présent, auquel des passants ont demandé s’il allait intervenir, a répondu que son devoir était de protéger le pays des terroristes et des envahisseurs étrangers, mais en aucun cas de tirer sur des civils. Réponse qui lui a valu des hourras enthousiastes, accompagné d’un retentissant : « vive l’armée » !
Un jeune qui s’est, par la suite, pris à un point de vente d’un opérateur téléphonique, s’est vu sévèrement rabroué par les passants qui lui ont demandé de ne pas s’attaquer aux biens privés.
A 18 :15 les forces de l’ordre n’étaient pas encore sur le lieu de l’incident, alors que certaines infos faisaient état d’un poste de police incendié.
Pas loin de là, à l’entrée de Borj Louzir, on nous apprend que des manifestants totalement étrangers à la cité ont procédé à des actes de vandalisme et de pillage. Les riverains et les voisins ont essayé de les empêcher, en vain.










