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Les mascarades de Tunis 7 et des radios publiques ajoutent de l’huile sur le feu

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    Alors que les manifestations défilent un peu partout dans le pays, jusqu’au cœur du centre-ville en face du ministère de l’Intérieur, grand symbole du pouvoir et de l’Etat, les chaînes de télévisions tunisiennes et les radios publiques continuent à diffuser des images de joie d’hier soir. Images de joie que plusieurs mettent en doute, soupçonnant d’être organisées par le parti au pouvoir.
    Ces images de joie sont diffusées en boucle et ne trompent plus personne puisqu’elles sont démenties en temps réel par les chaînes satellitaires arabes et francophones qui ont des envoyés spéciaux sur place. Elles sont également démenties par les internautes de Facebook qui diffusent des images et des vidéos en temps réel.
    En clair, ces images des télévisions de l’Etat ajoutent de l’huile sur le feu et décrédibilisent le message du président de la République qui parlait d’ouverture médiatique.
    Paradoxalement, les journalistes des radios privées, Mosaïque FM, Shems FM et Express FM ont totalement joué de la proximité relatant en temps réel l’évolution des événements, y compris les slogans hostiles au régime.

    Par ailleurs, on croit savoir qu’un sit-in a lieu actuellement au sein des bâtiments de la télévision publique en protestation à l’émission d’hier soir présentée par Cactus Productions. En dépit du débat totalement ouvert observé durant cette émission, le personnel de la télé tunisienne est remonté contre Cactus dont une partie du capital appartient à Belhassen Trabelsi, beau-frère du président de la République et faisant actuellement l’objet de très sévères critiques.
    Sami Fehri, patron de Cactus, s’est justifié sur antenne et en direct de son positionnement expliquant qu’il a beaucoup milité de l’intérieur pour faire évoluer les choses et faire baisser la censure dont il a été lui-même, avec Moez Ben Gharbia, victimes.

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