Dans une interview accordée à France 24 à propos du nouveau gouvernement, Mohamed Ghannouchi, Premier ministre, a expliqué qu’il faut «éviter la chasse aux sorcières et œuvrer pour la réconciliation nationale». Il a également indiqué au journaliste de France 24 que les ministres de l’ancien régime faisant partie du nouveau gouvernement «sont convaincus du nouveau processus» et de cette «transition».
Mohamed Ghannouchi a précisé que ces ministres ont tout fait, sous l’ancien régime, «pour préserver les intérêts de l’Etat».
Dans une autre déclaration à la radio française Europe 1, rapportée par l’AFP, le Premier ministre a indiqué que les anciens ministres maintenus dans le nouveau gouvernement ont «les mains propres».
«Ils ont gardé leur portefeuille parce que nous avons besoin d’eux dans cette phase» de construction démocratique et de préparation d’élections dans les six mois, a ajouté Mohamed Ghannouchi, mettant en relief le «grand enjeu de la sécurité» dans cette période de transition.
«Tous ont les mains propres, doublées d’une grande compétence. Ils ont du mérite. Grâce à leur dévouement, ils ont réussi à réduire la capacité de nuisance de certains. Ils ont manœuvré, tergiversé, gagné du temps pour préserver l’intérêt national», a-t-il insisté, répondant aux critiques d’une partie de l’opposition.
Concernant les membres de la famille Trabelsi, le Premier ministre a indiqué sur Europe 1 qu’ils, devraient rendre des comptes à la justice. «Ils auront un procès équitable», a assuré Mohamed Ghannouchi.
En revanche, le Premier ministre ne s’est pas prononcé sur d’éventuelles poursuites à l’encontre de l’ancien président. «Dans les premières années, Ben Ali a fait beaucoup de bien à la Tunisie», a-t-il tempéré. «Mais il y a eu un revirement important durant les dernières années qui s’est produit, à cause de l’enrichissement illicite de la part de son entourage».
Selon le Premier ministre, Leïla Ben Ali donnait l’impression de diriger le pays à la fin du règne de son mari.










