Belhassen Trabelsi, qui vient d’être visé par un mandat d’arrêt international, est au Canada. C’est ce qu’affirmaient mercredi 26 janvier 2O11, plusieurs médias canadiens rapportés par l’AFP.
Belhassen Trabelsi, sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante sont arrivés jeudi dernier à Montréal à bord d’un avion privé, selon les quotidiens canadiens La Presse et le Globe and Mail, ainsi que la chaîne d’informations en continu LCN.
La famille Trabelsi a pu être admise au Canada grâce à leur statut de «résident permanent».
La chaîne LCN, qui dit avoir deux sources différentes, a précisé que le Canada était au courant de leur arrivée alors même que leur jet était en vol. Mais face aux preuves de résidence canadienne des Tunisiens, les autorités de l’Immigration qui les ont accueillis à l’aéroport de Montréal n’ont eu d’autre choix que de les laisser partir. Ils ont ensuite trouvé refuge dans un hôtel chic situé à l’ouest de l’île de Montréal, le Château Vaudreuil, indique cette même source. Depuis, M. Trabelsi a reçu la visite de membres des communautés tunisienne et libanaise locales, poursuit la chaîne privée.
En outre et selon La Presse et The Globe and Mail, le gouvernement canadien envisage de révoquer le statut de résident permanent que Belhassen Trabelsi a obtenu au Canada dans les années 1990. Pour y parvenir, Ottawa pourrait invoquer le fait que M. Trabelsi a obtenu ce statut à la suite de déclarations mensongères ou qu’il n’a pas séjourné assez longtemps dans ce pays.
Dans ce dernier cas, M. Trabelsi pourrait toutefois demander l’asile au Canada, une procédure qui pourrait s’étendre sur plusieurs années, souligne le quotidien Globe and Mail.
L’AFP note qu’il n’a pas été immédiatement possible d’obtenir des réactions du gouvernement canadien.










