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Affaire de la liste suisse : Ahmed Ounaïes a réussi là où Kamel Morjane n’a rien fait

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    Les autorités suisses ont mis plus de 15 jours pour admettre leurs erreurs et réviser la liste des noms figurant sur l’ordonnance du 19 janvier. Une liste de personnes qui auraient des avoirs éventuels en Suisse composée de membres de la famille Ben Ali, mais également des hommes d’affaires qui n’ont rien à voir avec cette famille et qui se sont trouvées, du jour au lendemain, en train de se justifier et de jurer leurs grands dieux qu’ils n’ont aucun avoir en Suisse.
    Interrogée par Business News, une des personnes figurant sur cette liste (et dont le nom a été retiré aujourd’hui) nous explique les raisons de la lenteur de réaction des Suisses et leur refus d’admettre rapidement leur erreur.

    Les autorités suisses avaient une source, en qui elles avaient confiance, qui leur avait dressé cette liste. Pour retirer des noms, il fallait une source officielle tunisienne ou des preuves irréfutables que les personnes citées n’ont aucun avoir en Suisse. Dans un premier temps, seul Mehdi Trabelsi a pu prouver qu’il n’avait aucun lien de parenté avec la famille Ben Ali.
    Les autres n’avaient d’autre choix que de saisir leurs avocats et le ministre tunisien des Affaires étrangères pour accélérer les procédures. Ce qui fut fait lorsque le ministre était Kamel Morjane.
    Or ce dernier n’a rien fait ! L’un d’eux témoigne : « nous avons beau lui envoyer une lettre, le solliciter via son cabinet, il n’a même pas voulu nous prendre au téléphone ».
    S’il est compréhensible que M. Morjane ne pouvait pas faire grand-chose vu qu’il n’y avait pas de liste tunisienne établie sérieusement à envoyer aux autorités suisses, il est fort étrange qu’il refuse de répondre aux sollicitations urgentes d’hommes d’affaires tunisiens de renom !

    Une fois le remaniement opéré, les mêmes hommes d’affaires ont contacté son successeur, Ahmed Ounaïes.
    Selon notre interlocuteur, le nouveau ministre a réagi illico-presto et a contacté notre ambassadeur dès samedi dernier pour prendre les mesures nécessaires.
    Lundi dernier, l’ambassadeur tunisien à Berne a contacté le ministère suisse des Affaires étrangères en leur remettant une liste officielle tunisienne. Les Suisses n’avaient d’autre choix que de répondre à cette demande officielle et reconnaitre leurs erreurs. Ils ont mis quand même quatre jours pour publier la nouvelle liste de laquelle ils ont retiré les noms qui n’auraient jamais dû y figurer.

    A lire également : La Suisse révise sa liste et retire les noms des hommes d’affaires qui n’auraient jamais dû y figurer

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