Il n’y a pas que les services commerciaux et marketing des opérateurs téléphoniques qui jouent la rude concurrence. Les syndicats s’y mettent également !
Après Tunisie Telecom, c’est au tour du personnel de Tunisiana de lancer un préavis de grève si ces revendications ne sont pas favorablement accueillies.
Un rendez-vous de « chômage professionnel revendicatif » est donné pour le mercredi 16 février.
Quant aux motifs, les syndicalistes demandent d’arrêter le harcèlement moral et les menaces économiques à l’égard du personnel exercé selon eux par la direction; d’engager immédiatement des négociations pour les augmentations de salaires ; de mettre en place une convention collective et de nationaliser les 25% du capital de l’entreprise appartenant à Sakher El Materi.
A la lecture des revendications de l’UGTT, il y a lieu de s’interroger sur le sérieux des représentants actuels de cette institution mythique.
La question des augmentations de salaire est résolue depuis belle lurette au sein de Tunisiana (et ce suite à des accords remontant à quelques années) puisque l’opérateur est parmi les rares entreprises tunisiennes à en accorder annuellement. Une récente étude a montré que le personnel de Tunisiana est le mieux payé dans le pays !
La deuxième question relative à la convention collective ne relève nullement de la direction de Tunisiana puisque ce type de convention engage tout un secteur d’activité, jamais une entreprise en particulier.
Le point relatif à la nationalisation des 25% de Sakher El Materi est aussi aberrant que les autres revendications puisqu’elle relève de la justice tunisienne tout d’abord. Ensuite, Sakher El Materi ne possède pas 25% du capital de Tunisiana, mais moins puisqu’il a ses côtés Hamdi Meddeb.
Enfin, on notera que la nationalisation des 25% de Tunisiana est contestable au regard des lois commerciales du pays puisqu’elle mettrait l’Etat en position dominante sur le marché. Il ne peut pas être présent à Tunisiana et à Tunisie Telecom en même temps et indéfiniment !
Il sera curieux de voir comment les autorités compétentes vont agir face à la multiplication de ces revendications syndicales.
Passons sur celles légitimes, mais là on fait face à des revendications fantaisistes qui n’ont absolument rien à voir avec l’esprit de la Révolution où la priorité est donnée à l’emploi et à la lutte contre la précarité.










