Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Mauvais démarrage de l’Instance nationale indépendante pour l’information et la communication

Kamel Laabidi, nommé président de l’Instance nationale indépendante pour l’information et la communication, a tenu mercredi 2 mars 2011, une conférence de presse en compagnie de Néji Beghouri, président du syndicat des journalistes tunisiens.
Une conférence pour présenter cette instance chargée, à titre consultatif, d’assister le gouvernement sur toutes les questions liées au secteur des médias. Elle sera également consultée en ce qui concerne l’octroi des autorisations pour la création de nouvelles radios et télévisions.
M. Laabidi, après avoir salué l’ensemble des journalistes et blogueurs ayant été opprimés ou harcelés par l’ancien régime, a indiqué que cette instance indépendante ne pourra jamais travailler sans écouter les journalistes. Il a clairement demandé à ce qu’on lui fasse des propositions concrètes pour hisser le secteur aux meilleurs niveaux.

Pour mettre sur pied cet ambitieux programme, l’Instance a fait appel à quelques figures représentant le secteur et la société civile. Elle a même fait mieux en faisant appel à une figure représentant les blogueurs tunisiens dont l’apport a été certain.
Reste que parmi les représentants des médias, l’Instance a fait appel à des journalistes qui n’ont pas toujours respecté la déontologie de la profession et ont même été traduits devant la commission d’éthique de l’ancienne Association des journalistes tunisiens pour plagiat. Les mêmes, continuent, après le 14-Janvier à diffamer des personnes (sous forme de dénonciation de figures de l’ancien régime) et utilisent, dans cette chasse aux sorcières, leur propre journal. Or comment peut-on figurer dans une pareille instance, alors qu’on traine des casseroles et quelle est la garantie, pour que ce membre de l’Instance (qui doit être réellement indépendante) ne fasse pas de coups tordus à ses confrères-concurrents ?
La question a été posée à Kamel Laabidi qui a demandé à ce qu’on lui remonte les accusations avec les preuves !
Faut-il des preuves à des faits établis et auxquels témoignent tous les professionnels du secteur ? En langage juridique, cette nomination s’apparente à un conflit d’intérêts.
Ce mauvais casting risque fortement de jouer de mauvais tours à l’Instance si elle ne se rattrape pas rapidement, avant même la tenue de sa première réunion (prévue aujourd’hui) et l’envoi de ses premières recommandations. Il est impératif pour sauver un secteur réellement en détresse que cette instance soit totalement indépendante et au dessus de tout soupçon.

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés