Mosaïque FM, par la voix de notre confrère Mongi Khadhraoui, a déclaré hier mercredi 9 mars que le juge d’instruction et son équipe ont retrouvé lors d’une fouille menée au palais de Sidi Dhrif deux kilos de drogue (cannabis) et des sommes astronomiques sur les lieux.
Selon M. Khadhraoui, qui reprend la même information dans son journal Echourouq dans son édition d’aujourd’hui, le palais de Sidi Dhrif a été mis sous scellés jusqu’à la fin de l’enquête.
Coup de théâtre, jeudi 10 mars 2011, via un communiqué du ministère de la Justice qui dément la découverte de la drogue dans le palais de Sidi Dhrif et affirme que la découverte a eu lieu à la salle Ibn Khaldoun au palais de Carthage.
Le même communiqué n’évoque pas l’argent découvert, et parle d’une quantité d’armes trouvée, et ne signale aucune mise sous scellés du palais.
Quelle est la bonne version ? Celle de Mongi Khadhraoui (Echourouq et Mosaïque FM) ou celle du ministère de la Justice, sachant que toutes les deux citent une seule source : le doyen des juges d’instruction ?
Contacté, Mongi Khadhraoui, confirme ses propos relatifs à la mise sous scellés du Palais de Sidi Dhrif, s’étonne de la position du ministère de la Justice qui « continue à faire du black out sur l’information et se contente de réagir après coup pour donner des soi-disant précisions ».
Mongi Khadhraoui estime qu’il est tout à l’honneur des journalistes d’avoir décroché la vraie info, en l’occurrence la découverte du cannabis chez le président déchu, chose tue par le ministère, et que désormais, on assiste à deux « justices », ce qui constitue une situation anormale qu’il faut éclaircir et assainir.
On rappellera qu’il y a en filigrane une « bataille »juridique actuellement entre des magistrats et des avocats d’un côté et la commission chargée de lutter contre la corruption et la malversation de l’autre. Une commission créée par le gouvernement par un décret du président de la République par intérim.










