Depuis mardi 22 mars, l’activité de l’Union Internationale de Banques (UIB – Société Générale) est en berne.
La cause ? Un différend entre la direction générale et le syndicat de la banque qui aurait débouché sur une divergence entre les membres du syndicat eux-mêmes !
Un cadre de la banque nous résume la situation par un constat assez alarmant : « on ne sait même pas quelles sont les demandes, ni de qui elles émanent ? ».
Ce qui est sûr, c’est que l’UIB – jusque là préservée de la tourmente des actifs du clan Ben Ali – Trabelsi avec un engagement global de 41 608 dinars – se trouve au centre d’une polémique.
Au départ, la demande syndicale principale tournait autour du limogeage de Kamel Néji, actuel Pdg de la banque. Même, s’il jouit encore de la confiance de l’actionnaire principal (Société Générale) un nombre important d’employés demande son départ. Ce qu’on reproche à Kamel Néji ? Personne n’a pu avancer une réponse concrète, sauf des suppositions ! Une autre demande est cependant apparue : des augmentations salariales.
Pour éviter l’escalade, Kamel Néji a reçu quelques représentants syndicaux dans son bureau, aux Berges du Lac, mardi en fin d’après-midi.
L’entrevue a débouché sur un spectaculaire retournement de situation.
Les mêmes protestataires s’en prennent aux directeurs centraux de l’UIB désormais. Ils seraient accusés « d’allégeance aux étrangers » et « de manque de patriotisme !». Selon un employé de la banque, ces mêmes cadres « seraient en train d’oeuvrer en catimini à pourrir le climat social de la banque dans l’objectif de nommer un premier responsable français en lieu et place de M. Néji !
Les contestataires sont divisés puisqu’ils se seraient sentis comme manipulés. Des reproches auraient fusé sans qu’aucune demande officielle ne soit formulée, les employés seraient sentis « lâchés » par leurs représentants.
Mercredi 23 mars 2011 en cours de matinée, c’est quasiment un sit-in qui est observé devant le siège sans que personne ne soit capable de donner les véritables revendications des salariés et des syndicalistes.
Entre-temps, selon des bruits que nous n’avons pas pu confirmer, Bernard David, président du conseil d’administration, est venu en urgence de Paris pour voir la situation.
On rappellera que l’UIB n’est plus une banque publique et que c’est au conseil d’administration et uniquement au conseil d’administration (où la Société Générale détient est majoritaire) de nommer un directeur général. Théoriquement, cela ne regarde ni le personnel, ni les autorités tunisiennes.










