Lotfi Messaoudi, le journaliste tunisien d’Al Jazeera, demeure toujours emprisonné en Libye depuis le 19 mars.
Slaheddine Jemmali, ambassadeur de Tunisie à Tripoli, a déclaré mercredi dernier qu’il devait être libéré sous 24 heures. Mais ni Lotfi Messaoudi, ni ses trois collègues n’ont été libérés et personne n’a pu les joindre au téléphone depuis.
Le lobbyiste tunisien Lyès Ben Chédli, qui connait les milieux politiques tunisiens et libyens, est en contact avec les autorités libyennes et œuvre pour cette libération, mais peut-on uniquement compter sur les relations personnelles d’un lobbyiste ?
Aux dernières nouvelles transmises à Business News par M. Ben Chédli, la libération du journaliste tunisien se fait encore attendre.
Lotfi Messaoudi, ainsi que ses collègues d’Al Jazeera, se voient reprocher plusieurs faits graves dont l’entrée sur le territoire libyen d’une manière illégale et la propagation de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public, nous indique Lyès Ben Chédli. Selon un haut responsable libyen, ces journalistes sont considérés comme étant des mercenaires de l’information !
Au stade actuel, et vu l’extrême tension qui prévaut en Libye, seule une initiative du gouvernement de Béji Caïd Essebsi est susceptible de solutionner le problème.
Le Premier ministre a souligné l’impératif "de déployer tous les efforts possibles et d’intensifier les contacts avec les autorités libyennes concernées afin de garantir le rapatriement du journaliste dans les meilleurs délais". Mais concrètement, qu’a-t-on fait ? Qu’a fait notre ambassadeur en Libye à part nous dire que Lotfi Messaoudi va être libéré sous 24 heures, ce qui ne fut pas le cas ? Que fait le ministre des Affaires étrangères dont nous n’avons plus entendu parler depuis la visite de Hillary Clinton ?
La Tunisie compte une cinquantaine de partis et des dizaines de médias. Il est impératif que tout ce beau monde bouge rapidement pour libérer notre compatriote. Avant qu’il ne soit trop tard.










