«Perspectives de l’immobilier après la révolution du 14 janvier », c’était le thème d’une table ronde organisée mardi 29 mars par Invest Consulting NA, éditeur du Guide de l’Immobilier.
Plusieurs thèmes ont été traités lors de cette rencontre, notamment la situation des secteurs de l’immobilier ancien et neuf, l’image du promoteur immobilier et la gestion des relations avec les clients, la commercialisation des biens immobiliers aux étrangers…
Lors de son intervention, Tarek Chaâbouni, PDG du groupe « Le Logement » a lancé un appel pour la création d’un organisme de conciliation pour résoudre les problèmes entre promoteurs et clients.
Nejib Snoussi, représentant du ministère du Transport et de l’Equipement, a pour sa part, déclaré que le nombre de promoteurs immobiliers privés actifs en Tunisie s’élève à 2040, selon les statistiques de 2010.
Ces promoteurs construisent en moyenne 14000 logements par an dont 62% dans le Grand Tunis.
Les promoteurs immobiliers publics, notamment la SNIT et la SPROLS, ont construit, 2875 logements au cours de l’année 2010 alors qu’environ 8400 sont en cours d’étude.
Interrogé sur le nombre des logements achetés et non occupés en Tunisie, M. Snoussi a déclaré qu’il s’agit de 426 000 logements dont 104 000 près pour la location et 16 000 pour la vente. A se demander pourquoi le prix du loyer et du m² à la vente sont en hausse continue !
D’autre part, il faut signaler que les chiffres récents auxquels on s’attendait n’ont pas été communiqués. Il ne s’agissait pas de perspectives post-révolutionnaires mais plutôt d’un traçage de la situation du secteur immobilier en Tunisie entre 2008 et 2010 et une revue des différentes lois immobilières adoptées depuis 1957.
Comme l’a souligné Chokri Keskès, président de la Chambre syndicale des agents immobiliers, nous sommes en manque de chiffres concrets et on en a beaucoup besoin en ce moment pour pouvoir comprendre les enjeux actuels et prendre les bonnes décisions, qu’on soit consommateur ou investisseur.










