Le ministère du Commerce et du Tourisme dément formellement l’information parue dans votre livraison du 28 mars 2011 " article : des manifestants s’attaquent à un convoi ministériel, diplomates et de journalistes à Souk Lahad ", selon laquelle la voiture du ministre a fait l’objet d’un jet de pierres à l’entrée de la ville de Souk Lahad.
Ni la voiture du ministre ni celles des diplomates n’ont fait l’objet d’aucune attaque du genre sauf celle de la Garde nationale qui devançait de loin le cortège.
La journaliste de "Businessnews", qui était elle même loin de l’entrée de la ville- de l’aveu de plusieurs journalistes présents- a procédé à un raccourci hâtif bafouant ainsi les règles déontologiques les plus élémentaires du métier de journaliste.
Zeyneb Dridi, votre envoyée spéciale et invitée par le ministère a, à travers cette information erronée porté préjudice à un secteur dont la relance rapide est une priorité nationale absolue précisément au regard du fort contenu économique et social de l’activité touristique.
Réponse de Business News : Nous avons certes écrit que la voiture du ministre a été la cible de jets de pierres, alors que ce sont les voitures (et non la voiture) de la Garde nationale qui l’ont été, mais de là à ce que le ministre nous accuse de bafouer les règles déontologiques les plus élémentaires en raison d’une erreur d’appréciation de notre journaliste (qui n’a pas distingué la voiture du ministre de celle de la Garde nationale) est un raccourci hâtif de sa part puisqu’il s’agit d’un détail par rapport aux faits clairement avérés qu’il cherche à minimiser.
Le ministre ne pèse pas ses mots, en s’attaquant à un média qui a fait son devoir, et c’est dommage, car ce n’est pas l’information de Business News qui a porté un préjudice au secteur, mais les agents cagoulés et fortement armés des forces de sécurité qui ont déclenché l’ire des habitants de Souk Lahad et qui seraient derrière le remplacement du ministre de l’Intérieur.
M. Houas a bien souhaité qu’on ne parle pas de cet incident, au prétexte de la priorité nationale, mais nous nous refusons à ce type de censure, car ce sont ces mêmes prétextes que nous brandissait l’ancien régime qui a élargi les priorités nationales à différents autres secteurs bâillonnant ainsi toute la presse. Nous ne continuerons pas à servir de bouc émissaire.










