Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien, s’est engagé mercredi 30 mars à faire évacuer d’ici 60 heures l’île de Lampedusa. « D’ici 48 à 60 heures, Lampedusa sera habitée uniquement par des Lampedusains», déclare Berlusconi selon l’AFP.
Les immigrés seront transférés donc à travers sept navires de 10.000 places au total, vers des centres d’accueil dans le sud de l’Italie. Un grand ferry sera également présent à Lampedusa pour permettre l’évacuation d’éventuels nouveaux immigrés.
Cependant, et face au retard de cette évacuation, un secrétaire d’Etat à l’Intérieur et le maire de la localité ont démissionné, déçus par le gouvernement qui avait assuré que le nombre des immigrés ne dépasserait pas les 1.500. « Je ne peux pas accepter une chose de ce genre, je voulais défendre la population de ma ville mais cela n’a pas été possible » a déclaré le maire à la-croix.com.
Devant une situation pareille, l’Italie a dû renouveler ses appels à l’Europe, qui reste muette, pour l’aider en acceptant de prendre certains immigrés. « Les immigrés qui sont déjà en Italie, devrait être rapatriés en Tunisie ou répartis dans toute l’Europe. Il y a absence totale de solidarité », déclare le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini dans une interview accordée à la télévision Channel Five.
La situation demeure toujours bloquée, dans l’attente de réponses des gouvernements tunisien et européens.










