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Grève des commerçants de « Central Park »

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    Face à la décision d’aménager l’ancien parking de la rue Mokhtar Attia pour en faire un espace regroupant les marchands ambulants de la capitale, le centre commercial « Central Park » a fermé ses portes pour la journée du 5 avril 2011.

    Une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas de « dégage » de responsable, ni de demande d’augmentation salariale, mais de préserver, sinon de sauver, leur activité économique et la pérennité de leurs commerces et des emplois qu’ils créent.
    Ainsi, «c’est à la demande des commerçants du centre eux-mêmes que cette décision a été prise », nous informe le responsable de cet espace.
    Respectivement, une quarantaine de boutiques et la surface de distribution que compte le centre commercial sont à l’arrêt.
    Ils protestent contre cette décision, « à même de légaliser un commerce anarchique, de nous concurrencer illégalement et de proposer aux consommateurs des produits d’origines inconnues. Pourquoi tout ça ? Est-ce au nom de la révolution ? Ou a-t-on oublié que ce commerce parallèle a été la première source d’enrichissement des clans de l’ancien régime », souligne, un commerçant de la rue Mokhtar Attia.

    D’ailleurs, ils seraient plus d’une centaine à menacer de grève, si les services concernés ne revoient pas le bien-fondé de cette décision.
    Et ils sont plus que déterminés. Vers le coup de 9h25, le parking à étages, d’une capacité de 700 places, affichait complet. Un goulot d’étranglement s’est créé au niveau du croisement de l’avenue Jean Jaurès – rue Mokhtar Attia.
    En même temps, les services municipaux se préparaient pour accomplir le traçage des stands qui seraient aménagés dans l’ancien parking.
    Les commerçant, exacerbés, ont forcé les portes de l’ancien parking de la rue Mokhtar Attia, d’une capacité de 250 places environ, pour permettre aux voitures de se garer, et à la circulation de reprendre ! Aucun incident n’a été signalé.
    A signaler qu’une délégation représentant les commerçants de la zone s’est dirigée vers le gouvernorat de Tunis pour faire entendre leurs arguments.

    Tandis que la capitale souffre du manque de parkings, les autorités locales peuvent-elles se permettre de se passer de 250 places de parking ? Ne serait-il pas plus judicieux de déplacer les marchands ambulants du côté de Moncef Bey ? Autant de points d’interrogations dans l’attente de réponses.

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