Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a appelé, samedi 9 avril 2011, la France à accepter un accord et à prendre en charge les réfugiés tunisiens arrivés sur l’île de Lampedusa, estimant que ceux-ci finiraient tôt ou tard par rejoindre le sol français, selon Associated Press.
«Je pense que la France doit se rendre compte que 80% de ces migrants disent vouloir rejoindre de la famille, des proches ou des amis en France», a-t-il déclaré lors d’une visite sur la petite île de Lampedusa.
Les autorités italiennes peuvent les maintenir dans des centres de détention pendant six mois, mais après ça «ils seront libres de partir et ils rejoindront automatiquement la France», a-t-il ajouté.
"Il Cavaliere" a annoncé, également, qu’à compter de lundi, deux vols seraient organisés chaque jour en provenance de Lampedusa pour rapatrier les nouveaux migrants illégaux en provenance de Tunisie.
«Nous comptons sur la dissuasion psychologique», a-t-il expliqué. «Quand ils sauront que tous les citoyens tunisiens sont immédiatement rapatriés, tous ceux qui ont l’intention de venir se demanderont si ça vaut la peine de dépenser plus de 1.000 euros et de courir le risque de traversées dangereuses», a-t-il ajouté.










