Après six jours de sit-in, les employés du journal Essahafa, journalistes, techniciens et ouvriers, ont tenu, samedi 30 avril 2011, une réunion générale à l’issue de laquelle ils ont rendu publique une nouvelle motion annonçant la poursuite de leur sit-in et réaffirmant trois revendications essentielles.
Les auteurs de la motion indiquent qu’ils sont décidés à poursuivre la parution de leur journal sous sa formule quotidienne et qu’ils rejettent toute idée de sa suppression surtout qu’Essahafa a, depuis, le 14 janvier, réalisé une mutation qualitative conformément à la ligne éditoriale tracée par son comité de rédaction élu au service de la seule Tunisie.
Ils refusent, désormais, de traiter avec « le PDG de l’entreprise, Hmida Ben Romdhane (qualifié déjà d’ex PDG) qui a causé une plaie profonde en son sein tout en essayant de créer la zizanie entre ses employés » en vue de faire passer sa décision d’arrêter la parution de ce journal comme cela a été révélé par correspondance écrite au Conseil d’administration datée du 1er février 2011 et montrée au grand public sur antenne par Néji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens et journaliste à Essahafa.
Les auteurs de la même motion appellent, enfin, le Premier ministre à intervenir, dans la mesure où les médias publics se trouvent, administrativement, sous la tutelle du Premier ministère, afin de mettre un terme à la situation floue qui prévaut au sein de l’entreprise.
Par ailleurs, les employés d’Essahafa remercient leurs collègues du journal La Presse et de tous les autres médias ainsi que les composantes de la société civile et les partis politiques tout en exprimant leur soutien avec les mouvements de leurs collègues dans les autres entreprises journalistiques pour défendre leurs droits professionnels.
Cette deuxième motion prouve que les employés d’Essahafa estiment les excuses présentées par Hmida Ben Romdhane sur antenne de l’une des chaînes de la place comme parvenant trop tard et considèrent que le mal est déjà fait.










