L’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution de la réforme politique et de la transition démocratique a annoncé lundi 16 mai 2011 sept candidatures de magistrats parmi lesquels elle va choisir les trois représentants de cette corporation au sein de l’Instance supérieure indépendante des élections.
Ces candidatures indépendantes ont eu lieu suite à la non-présentation de candidats par l’Association des magistrats tunisiens, ni par leur syndicat, pour représenter cette corporation dans l’Instance supérieure indépendante des élections, et en vertu du dernier paragraphe de l’article huit du Décret-loi du 18 avril 2011, organisant la composition de cette instance.
Il s’agit de trois magistrats de troisième degré de l’ordre judiciaire, de deux conseillers du tribunal administratif et de deux conseillers de la Cour des comptes.
C’est au début de la séance de cet après-midi que le Professeur Iyadh Ben Achour a présenté les candidatures indépendantes de magistrats parvenues à l’Instance et proposé de procéder au vote lors de la séance du mardi 17 mai 2011. Il a promis aux membres de l’instance de leur distribuer les CV de ces magistrats pour les aider dans leur choix. L’un des représentants de l’UGTT à l’instance, Moncef Yaâkoubi, a demandé que l’on accorde plus de temps de réflexion aux membres, pour fouiner dans le passé de ces candidats et faire le bon choix. La question sera tranchée mardi.
Les membres de l’Instance ont également examiné la question des violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les manifestants en marge du rassemblement organisé le 14 mai à Tunis par le Conseil de sauvegarde de la révolution, notamment, le cas du manifestant affirmant avoir subi des abus sexuels. L’Instance a désigné une commission pour faire une enquête sur cette question et réagir en fonction des résultats de l’enquête.
Cette succession de sujets a fait que les membres de l’Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution n’ont entamé qu’en fin de réunion les débats sur la question du pacte républicain qui constitue le point principal de l’ordre du jour. Les interventions ont alterné entre le désir des uns d’insister sur l’appartenance arabo-musulmane de la Tunisie et celui des autres d’insister sur les acquis modernistes de notre pays, notamment, le statut de la femme et les acquis civilisationnels.
Il est clair que ce débat prendra deux autres bonnes séances de débats tellement les sujets abordés laissent entendre l’émergence d’un large éventail de points de vue. Il n’empêche que l’Instance permet actuellement le débat d’idées, tremplin idéal pour toute démocratie.










