Lundi et mardi, 16 et 17 mai 2011, le grand Tunis vit une grève des taximen pas comme les autres. D’abord par ses causes, puisque les grévistes réclament, outre la réglementation de l’octroi des autorisations, la suspension de celles-ci afin de préserver leurs gains qui se trouveraient, selon leurs dires, « menacés en cas de prolifération des autorisations ».
L’autre caractéristique est que cette grève se déroule, vraisemblablement, contre le gré des taxistes. En effet, un grand nombre d’entre eux ont continué à prendre, d’une manière inavouée, des clients, car ils ne peuvent se permettre de cesser leurs activités, vu les contraintes financières qu’ils doivent assumer. D’où l’exercice assuré d’une manière déguisée en veillant à enlever les plaques numérotées, de peur de subir les foudres des « collègues » dont certains sont allés jusqu’à lancer des représailles à l’encontre de ceux qui « brisaient » le débrayage.
C’est dans ce contexte que nombre de taxistes ont érigé des barrages sur la route menant vers l’aéroport pour empêcher toute activité de ce côté. Encore un acte de non civisme et égoïste de la part de ceux qui veulent imposer leur diktat, quitte à nuire à l’image de la Tunisie dans la mesure où l’aéroport constitue la première vitrine du pays, notamment pour les visiteurs étrangers.










