« Je vous appelle à un brainstorming national pour élaborer notre propre modèle sécuritaire, le soumettre aux autorités compétentes, prestataires de ce service public, pour l’exécuter… C’est là notre participation à assainir l’appareil policier et à garantir et la sécurité et la liberté ».
Tel est le message qui sera adressé, via courrier électronique, par des membres du Syndicat des forces de sécurité intérieures aux représentants de la société civile. Il s’agit d’une approche participative afin d’obtenir un consensus quant à la police qui sied le plus à la société tunisienne post-révolution.
Quel est l’objectif de ce pacte ? Etablir « une société juste, solidaire et respectueuse des droits de tous » et ce, « afin d’éviter la reproduction des tragédies et assurer la protection de chaque citoyen », car, ajoute le manifeste de ce pacte, « il est indispensable de s’interroger sur le fonctionnement des institutions policières, leurs interactions, et leurs dysfonctionnements ».
C’est là la quintessence même du travail du policier. Sauf que cet appareil, indispensable d’ailleurs, fut longtemps entre les mains malveillantes de l’ancien régime, ce qui l’a réduit en une redoutable machine répressive de la dictature.
De ce fait l’appel des policiers eux-mêmes à « l’assainissement de l’appareil policier » demeure le point fort de ce pacte. Sitôt ce travail en profondeur réalisé, la réconciliation peut être entreprise.
Nous y reviendrons …










