Pour accompagner le « printemps arabe », l’Afrique du Nord et les pays d’Europe et d’Asie centrale feront banque commune.
En effet, selon un article paru ce jour même sur la version en ligne du journal français Le Figaro, une extension géographique du mandat de la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd) est à l’ordre du jour. Cependant, les 61 pays actionnaires de la Berd doivent accorder leur bénédiction pour l’établissement de ce projet, lors de l’assemblée annuelle de la banque, qui se tient à Astana les 20 et 21 mai courant.
Cantonnée depuis vingt ans aux pays de l’Est, aux Balkans et à l’Asie centrale, la Berd deviendra, à travers cette initiative, la plus puissante banque régionale du monde. Elle gardera par ailleurs sa spécificité qui est l’octroi de prêts uniquement aux pays qui s’engagent à respecter les principes démocratiques et d’économie de marché, limitant ainsi l’accès à la Biélorussie, à l’Ouzbékistan ou encore au Turkménistan.
Le président de la Berd, Thomas Mirrow, a annoncé que l’extension du mandat a déjà reçu l’aval de quatre actionnaires clé à savoir la France, l’Allemagne, la Russie et la Grande-Bretagne.
Selon la même source, la Berd projette d’investir jusqu’à 3 milliards d’euros par an en Afrique du Nord et au Proche-Orient, d’ici à la fin de la décennie. Une somme qui pourrait être rapidement débloquée, grâce à des «fonds spéciaux».










