Selon le représentant du ministère de la Justice Kadhem Zinelabidine, l’avocat français Me Yves Borgne qui a été récemment désigné pour défendre l’ancien président Ben Ali, n’est pas habilité à le faire en Tunisie, du moment que la législation en vigueur ne donne pas le droit aux avocats étrangers de plaider devant les tribunaux tunisiens. « Les déclarations de cet avocat sont plutôt bizarres et incompréhensibles, puisqu’il a évoqué la nullité des affaires inculpant l’ex-président, alors qu’il n’en pas pris connaissance et n’a reçu aucun document y afférent », s’est-il exclamé, avant d’ajouter : « Comment peut-on traiter de conspirations, des affaires qu’on ne connaît pas ? »
D’autre part, la convention conclue avec la France en matière de juridiction, ne donne pas le droit à une défense étrangère qu’en cas de double plaidoirie, dont l’un des avocats doit être tunisien, ce qui n’est nullement le cas pour Ben Ali. Le représentant du ministère de la justice a également rappelé que l’article 141 du Code pénal interdit toute plaidoirie ou défense en l’absence de l’accusé, ce qui nous mène à dire qu’aucun avocat ne peut assurer la défense de Ben Ali, tant qu’il reste en état de cavale.
En ce qui concerne les événements survenus récemment à Metlaoui, le représentant du ministère de la Justice a déclaré qu’une enquête est en cours, qu’un juge d’instruction s’est déplacé sur place. Une commission rogatoire a été instaurée et 87 personnes ont déjà été arrêtées pour meurtre, incitation à la violence, incendie, nuisance aux biens d’autrui et port d’armes blanches.
De son côté, Fayçal Zahar, parlant au nom du ministère de la Formation et de l’Emploi, a évoqué la question de l’autofinancement des projets, en notant que les petites entreprises souffrent de difficultés financières. Il a annoncé, à cette occasion, la libération de primes dans le cadre du programme « Amal » pour l’emploi ainsi que l’accord de bourses pour les participants aux sessions de formation et l’attribution de primes au profit des cadres.
Il a terminé par annoncer que compte tenu de l’abondance des demandes, les délais de dépôt des candidatures pour les concours de recrutement ont été prorogés.
Quant au représentant du ministère de l’Agriculture, Ali Gamooun, il a évoqué les dépassements enregistrés au niveau de l’exploitation des zones sises sur la ceinture côtière surtout dans les gouvernorats de Bizerte et de Sfax. Il a rappelé que les personnes ayant commis ces infractions sont passibles de poursuites judiciaires et encourent même des peines d’emprisonnement. A ce propos, il a appelé les Tunisiens à se conformer à la réglementation en vigueur et à se munir de suffisamment de patriotisme et de citoyenneté en vue de protéger notre patrimoine environnemental.
Enfin, le ministère de la Défense, en la personne du colonel Mokhtar Ben Nasser, a fait le point sur la situation des réfugiés, pour affirmer la stabilité de la situation, notant que que durant les dernières 24 heures, 6 850 nouveaux réfugiés ont franchi nos frontières, dont 6 011 Libyens et que 500 familles libyennes ont été logées dans le camp qatari.
D’un autre côté, le représentant du ministère de la Défense a évoqué la campagne de recrutement pour le service militaire qui se déroule du 1er au 30 juin et durant laquelle, un flux important de volontaires a été enregistré. Il a déclaré qu’il y a même des demandeurs de l’accès au service militaire de la part de jeunes à peines âgés de 18 ou 19 ans, et que ces demandes font l’objet actuellement d’étude. En outre, le décret 626 en date du 25 mai 2011 a attribué aux militaires accomplissant leur devoir national des bourses de 200 dinars pour les détenteurs de diplômes universitaires et de 100 dinars pour les non diplômés et ce, à partir du 1er juillet 2011.
Pour finir, il a affirmé que des mesures spéciales pour la sécurisation des examens scolaires et universitaires ont été prises couvrant la période s’étalant du 6 juin au 8 juillet 2011.










