L’Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique a entamé, cet après-midi du mercredi 15 juin 2011, le débat sur la nouvelle formule du pacte républicain. Il s’agit de la ‘Déclaration de Tunis des fondements de la citoyenneté et des principes de la République’.
Le projet de pacte républicain s’est désormais transformé en une déclaration réunissant les principales valeurs des droits de l’Homme et de la citoyenneté, devant être des acquis irréversibles de la République.
Cette déclaration réunit les principales valeurs des droits universels de l’homme, de la femme et de l’enfant comme la santé, l’enseignement, le travail, l’environnement propre et l’hygiène. Elle fait référence à l’identité arabo-musulmane de la Tunisie en citant l’article premier de la Constitution en entier.
Cette déclaration résume, selon ses initiateurs, les principes sur lesquels toutes les composantes politiques sont réunies. Il ne s’agit nullement, selon eux, d’introduire des thèmes sur lesquels les positions divergent et dont la formulation ne saurait être que floue.
Les composantes nationalistes arabes et islamistes de l’instance ont demandé d’introduire des précisions sur le texte concernant la lutte antisioniste. La formulation initiale ne comportait qu’un intitulé général de soutien à la lutte de libération nationale et, précisément, la question palestinienne.
Le débat a montré que les initiateurs de la déclaration ont évité cette polémique en proposant un texte général. Ils savaient pertinemment que les membres de l’instance n’avaient pas de position uniforme sur cette problématique, à l’image de la scène politique arabe et palestinienne.
Islamistes et nationalistes veulent bien axer sur un thème sensible aux masses populaires pour marquer des points contre leurs concurrents politiques. Mais une déclaration, c’est d’abord un consensus sur les acquis de la Révolution.
Les islamistes étaient hier renforcés par le retour de Bhiri and co. Ainsi, après un boycottage des assises de l’Instance depuis la séance du lundi 30 mai, les représentants d’Ennahdha ont repris hier leurs activités. Noureddine Bhiri était là hier et a participé aux débats sur la déclaration de Tunis.










