« Opportunités et mesures de soutien pour la collaboration italo-tunisienne » est le thème d’une journée organisée au Cepex, jeudi 16 juin 2011, afin de faire le point sur la coopération actuelle entre les deux pays et d’identifier les possibilités de collaboration et besoins en terme d’investissement.
Cette rencontre a enregistré la participation d’un grand nombre d’hommes d’affaires tunisiens et italiens, présents dans le but de s’engager dans des futures collaborations, fructueuses, espérons-le.
« Nous ne sommes pas en crise ! » C’était la phrase avec laquelle Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme, a choisi de commencer son allocution, optimiste, comme à l’accoutumée, et remplie d’ambitions pour un avenir prospère.
« Les opportunités seront immenses », ajoute t-il en remerciant le support accordé à la Tunisie par le Premier ministre italien Silvio Berlusconi lors du sommet du G8.
« L’ambition de la Tunisie est grande. Nous voulons devenir un phare de la Méditerranée, souligne t-il. « Et cela ne tardera pas, puisque le monde libre commence à avoir confiance en notre pays », ajoute t-il avant de partir vers Siliana, dans le cadre d’un projet de collaboration avec le ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées, pour la promotion des activités de la femme artisane dans la région.
Prenant la parole en second lieu, Paolo Romani, ministre du Développement économique, a détaillé les différents problèmes auxquels la Tunisie devra faire face durant la prochaine étape, notamment le chômage qui représente « le plus grand danger » contre l’évolution du pays.
« Perdre l’opportunité de vous aider en ce moment serait une erreur impardonnable » souligne M. Romani, insistant sur le fait que l’Italie sera présente lors des différentes étapes de la transition démocratique tunisienne.
D’ailleurs, une des expressions que répétait le plus M. Romani dans son discours, était la « volonté d’aider ». Pour ce faire, le ministre lance un appel aux entrepreneurs italiens, notamment dans les domaines technologiques, de venir développer des partenariats B2B avec leurs homologues tunisiens, et assurer un meilleur transfert de la technologie.
Par ailleurs, et dans le cadre d’une conférence de presse que le ministre du Développement économique italien a tenu en marge de la rencontre, il a souligné que plus de 700 entreprises italiennes sont actives sur le territoire tunisien, et que le gouvernement italien fera en sorte que ce nombre augmente rapidement.
Sur un autre plan, en réponse à une question posée par un collègue concernant l’arrêt des activités de la société italienne Simest (qui prévoyait d’investir 16 millions de dinars en Tunisie), le ministre a précisé que les raisons d’arrêt sont d’ordre communicationnel, et que la société poursuivra son travail en Tunisie en dépit de tout changement politique, que ce soit en Tunisie ou en Italie.
La visite du ministre italien avait comme priorité, la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères tunisien, Mohamed Mouldi Kéfi.
Lors de cet entretien, les deux ministres axeront leurs discussions sur le développement des projets énergétiques en Tunisie, dans l’objectif de mettre en place des idées innovatrices qui permettront de « rompre une fois pour toutes avec l’énergie nucléaire ».
Cependant, le sujet de l’immigration ne sera pas à l’ordre du jour, contre toute attente, puisque Paolo Romani considère que « le problème est déjà résolu ».










