Néji Zaïri, responsable de la cellule de l’information et de la communication, au ministère de l’Intérieur, a indiqué, lors du rendez-vous de la cellule de communication au Premier ministère, vendredi 24 juin 2011, que le nombre des partis politiques ayant obtenu le visa après la révolution a atteint 86 portant ainsi le nombre total des partis à 94.
Il a signalé que 31 autres demandes sont en cours d’étude et que 118 dossiers ont été déclinés. Ces refus de visas s’expliquent selon M. Zaïri par le non respect de certains articles du code des partis, tels que l’article 3, qui interdit aux partis d’avoir une connotation religieuse, régionale ou raciale, ou bien l’article 6 qui stipule qu’un parti ne doit pas ressembler à un autre, et surtout l’article 11 qui écarte tout parti ayant un vice de fond ou de forme dans ses statuts ou sa déclaration.
Par ailleurs, M. Zaïri a indiqué que le nombre d’associations a atteint 9 724, dont 158 ayant obtenu leurs visas après le 14 janvier 2011.
Quant aux médias, il a déclaré que sur les 122 demandes de visas de journaux et magazines déposées au ministère de l’Intérieur, 98 ont été refusées. Bon nombre des visas octroyés sont concernent les journaux des partis politiques.
A la question du financement des partis, M. Zaïri a expliqué que les partis politiques sont tenus d’après la réglementation en vigueur de déposer à la Cour des comptes leurs états financiers, d’une manière annuelle. Toute infraction à cette loi serait du ressort du tribunal administratif. De même, une question a été posée concernant le parti «Ettahrir», qui a entrepris quelques actions sans avoir obtenu de visa, il a répondu que toute personne appartenant à un parti exerçant son activité sans l’obtention de visa est passible d’arrestation et de poursuites.
De son côté, Mabrouk Enndhif, directeur de la direction de protection de l’hygiène et de l’environnement, au ministère de la Santé, a rappelé que 80% des intoxications alimentaires surviennent en été. A ce titre, le ministère a prévu un programme d’intensification des contrôles des eaux potables. 50 000 opérations de contrôle ont déjà été effectuées, jusque-là. Ces contrôles ont touché, outre l’eau potable, les eaux de la mer, des piscines, selon les normes fixées par l’OMS.
D’autre part, des contrôles, effectués sur des stocks de produits alimentaires, ont abouti à la saisie de 21 tonnes de produits, périmés, insalubres ou toxiques. Il n’a pas omis de noter un retard des traitements chimiques de lacs et marécages et un manque d’assainissement, ce qui explique l’invasion impitoyable des moustiques au cours de ces derniers jours.










