Le ministère de l’Intérieur, représenté par Néji Zaïri, lors de son intervention à la réunion de la cellule de communication du Premier ministère le 1er juillet 2011, a évoqué les actes de violence perpétrés contre des citoyens à la salle du cinéma Afric’Art dimanche dernier et contre des avocats devant le Palais de la Justice le jour suivant. Il a déclaré, à ce sujet, que 7 personnes ont été arrêtées lors du premier incident et 16 autres arrêtées lors du second. Deux avocats ont été invités afin d’identifier les suspects.
M. Zaïri a, par ailleurs, annoncé que le ministère de l’Intérieur entame, à partir de ce jour, le 1er juillet, une campagne sécuritaire des institutions touristiques. Les forces de l’ordre veillent à protéger le pays contre toute menace terroriste par l’intensification des contrôles et des interpellations, notamment dans les zones côtières. Deux numéros de secours sont en place, le 197 et le 193, à la disposition des citoyens pour lancer des appels en cas d’actes suspects ou pour avoir de l’aide. Les lieux publics de divertissement, les centres commerciaux et les festivals estivaux ont également vu leurs équipes sécuritaires renforcées. Des instructions de sécurité exceptionnelles sont données par exemple aux chauffeurs de bus touristiques, afin de ne pas stationner en dehors des zones sécurisées. « Nous ne voulons prendre aucun risque », a-t-il ajouté.
A l’échelle interne du ministère, M. Zaïri a rappelé que pour la première fois, des syndicats des corps du métier ont été constitués. Ces syndicats ont pour objectif de protéger les intérêts des agents et de défendre leurs droits. Il s’est indigné, cependant, des agissements des syndicalistes notamment à Gabès, avec l’annonce d’une grève ouverte. Il a rappelé que la réglementation en vigueur interdit les grèves pour les agents de sécurité et leur donne droit à exprimer leurs revendications par d’autres moyens syndicalistes. Il a même accusé les grévistes de clamer des revendications « bizarres », citant comme exemple, le fait que les agents demandent qu’on les «consulte en cas de déclaration de l’état de guerre ou de paix dans le pays!».
Kadhem Zinelabidine, représentant du ministère de la Justice a pris ensuite la parole pour indiquer que le nombre des affaires inculpant l’ancien président et ses proches a atteint 118. Il a cité quelques exemples d’affaires, telle que celle impliquant Ben Ali, son gendre Sakher El Matri, son conseiller Mongi Safra et deux anciens ministres, et qui concerne un détournement de fonds sur la station portuaire «Goulette Shipping Cruise» et l’affaire de blanchiment d’argent avec la vente de 40% de la société « Dunes de Gammarth » à « Davos Investment » en 2008 pour un montant de 500 000 euros.










