Les habitants de Menzel Bourguiba (Bizerte) tirent la sonnette d’alarme en adressant une lettre ouverte au Premier ministre du gouvernement de transition, Béji Caïd Essebsi.
Il s’agit d’une demande d’intervention rapide des autorités tunisiennes pour venir en aide aux habitants de la ville, sinistrée depuis le 12 janvier 2011, suite au vol et à la destruction d’une bonne partie des bâtiments administratifs, de la mairie, de la recette des finances, des commissariats de police, de plusieurs banques, de la poste, de Monoprix… Un vrai désastre pour les habitants, qui sont obligés aujourd’hui de se rendre dans les villes avoisinantes ne serait-ce que pour poster un courrier.
Actuellement, et depuis six mois, la ville de Menzel Bourguiba ne peut satisfaire, comme il se doit, aucune des prestations principales, à savoir les fonctions d’état civil, les fonctions électorales, l’action sociale, l’enseignement…
La ville est menacée par l’insécurité, la pollution, le chômage et surtout la saleté des rues, des ruelles et l’ensemble de son agglomération, et ce à cause des ordures qui ne sont enlevées que, tous les trois ou quatre jours, sinon une fois par semaine et même, pas du tout, par certains endroits.
L’état du réseau routier de la ville laisse aussi à désirer. Les trottoirs sont pratiquement inexistants, les gens ne les empruntent même plus, ils préfèrent marcher au milieu de la chaussée au risque de leur vie.
Encore plus inquiétant aussi, la dégradation avancée du réseau d’assainissement qui fait peser une menace sur la santé de tous les citoyens.
Tous ces problèmes n’ont pas été réglés par les différents maires qui se sont succédé.
Conséquences de ce désastre : les eaux usées, stagnantes dans les caniveaux, s’infiltrent lentement pour être source possible de pollution de la nappe phréatique, de maladies dues à la pollution atmosphérique, au manque d’hygiène, diarrhées, bronchiolites du nourrisson…
Vu que la municipalité de Menzel Bourguiba ne peut subvenir à tous ces besoins, seule, les citoyens ont lancé cet appel à l’Etat tunisien pour leur venir au secours afin d’éviter une vraie catastrophe environnementale.










