Lors de la 16ème rencontre de la cellule de communication du 12 juillet 2011 au Premier ministère, Mohamed Ammar, directeur de la distribution à la STEG a axé son intervention sur la hausse remarquable des montants facturés par la STEG à ses abonnés.
L’augmentation de ces montants, selon lui, est due à plusieurs facteurs : il a cité à titre d’exemple la spécificité de la période de la révolution marquée par le maintien du couvre-feu nocturne pendant plusieurs jours. Il en résulte que la consommation d’électricité, le branchement à la TV et la connexion sur Internet, ont remarquablement augmenté. A cela s’ajoute le fait que cela a coïncidé, aussi, avec l’hiver, période où l’on utilise le plus de chauffage. D’autres facteurs liés à la société même ont été cités tels que les perturbations des relevés des compteurs et le ralentissement de la chaîne de distribution des factures, ce qui a causé un cumul de plusieurs mois de consommation.
M. Ammar a déclaré qu’en dépit de cette augmentation apparente des factures, les consommations ne sont pas très loin de celles de la même période de l’année dernière. En effet, les consommations ménagères de cette période en 2010 étaient de 46%, elles sont de l’ordre de 41% en 2011. Concernant les différents impôts et taxes facturés par l’Etat sur les factures STEG, Mohamed Ammar a rappelé que la Société ne joue que le rôle de simple intermédiaire entre l’Etat et les citoyens et que si une révision de la réglementation est décidée vers la baisse, la STEG se fera le plaisir de l’appliquer et de soulager la facture du citoyen.
Par ailleurs, M. Ammar a affirmé qu’annuellement la STEG se doit d’investir pas moins de 700 millions de dinars pour la construction de nouvelles centrales électriques. Son chiffre d’affaires serait de 2 400 millions de dinars, dont 1 100 millions de dinars subventionnés par l’Etat. Il s’est félicité de voir les tarifs appliqués ne pas augmenter depuis 2010 et ce, malgré la hausse des prix des matières premières et notamment le pétrole.
Sur le plan social, M. Ammar a affirmé qu’en Tunisie, on ne recense que 13 000 foyers pas encore alimentés en électricité et qu’un plan ainsi qu’une étude des coûts ont été effectués afin de leur fournir de l’électricité dans les années à venir.










