Dans un communiqué publié lundi 18 juillet dans la soirée, Moncef Marzouki, président du Congrès pour la République (CPR), a réagi sur le discours du Premier ministre et n’a pas du tout mâché ses mots.
M. Marzouki refuse totalement le dicours hautain et menaçant de Béji Caïed Essebsi et rappelle que le Premier ministre ne tire sa légitimité que d’un consensus … révisable.
Il s’oppose au retour des pratiques policières classiques de « l’époque du déchu » comme les écoutes téléphoniques, la coupure des lignes téléphoniques et les violences verbale et physiques à l’encontre des manifestants pacifiques.
Moncef Marzouki renouvelle son appel à la démission des ministres de l’Intérieur et de la Justice, son appel pour le jugement des corrompus et l’organisation des élections dans les délais.
Le président du CPR fait remarquer que le Premier ministre a indiqué que ces élections vont se dérouler dans les délais, mais qu’il est indispensable au préalable d’assurer le calme, la confiance et le débat, autant d’éléments inexistants actuellement à cause de la politique du gouvernement.
Il rajoute que le Premier ministre a déjà promis ce climat serein à propos des élections du 24 juillet qui n’ont pas eu lieu et, dès lors, « nous veillons au grain à faire respecter la nouvelle échéance puisque les promesses du Premier ministre n’ont plus aucune valeur, notamment après les derniers événements. »
Moncef Marzouki : les promesses du Premier ministre n’ont plus aucune valeur
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Mis à jour le: 19 juillet, 00:00
19 juillet 2011, 00h00
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