Une cinquantaine de jeunes immigrés tunisiens sont jour et nuit postés devant le consulat général de Tunisie à Marseille, selon le témoignage de certains médias de la place.
«Assis par terre ou dormant sur des cartons», ces jeunes attendent d’obtenir une autorisation de travail car «les papiers délivrés par l’Italie ne leur permettent que de circuler dans l’espace Schengen pendant six mois, mais pas d’être embauchés», explique le site La Provence.com. Ils n’ont pas le statut de réfugiés politiques et ne sont pas non plus clandestins. A Marseille, ils seraient environ 250 à être dans cette situation, précise la même source.
Le consulat a convoqué une cellule de crise pour essayer d’apporter des solutions, des associations et des commerçants du quartier se sont également mobilisés.
La cellule a, entre autres, proposé aux Tunisiens de Lampedusa un titre de voyage pour rentrer au pays ainsi qu’une aide de 300 euros. Environ 150 retours auraient, ainsi, eu lieu en trois mois.
Mohamed Ali Chihi, Consul général de la Tunisie, qui rappelle que «si actuellement ils sont 250 Tunisiens dans cette situation à Marseille, ce sont environ 2000 personnes qui ont transité ici».
Quant à toutes les demandes de papiers qui ont été faites durant ces quatre derniers mois, aucune n’a pu être satisfaite, car l’octroi de papiers français «reste une décision souveraine de l’Etat français», explique le consul.










