Les salariés de Stafim Peugeot venus des différents sites de la société (Cité El Khadra, la Charguia et évidemment le Lac) se sont regroupés, mardi 9 août 2011, au siège de l’entreprise aux Berges du Lac pour demander au DGA de «dégager».
Zied Ammar, le DGA actuel de Stafim Peugeot, a été placé par Mehdi Belgaïed, fiancé de Halima Ben Ali, suite au rachat de la société en juillet 2010 par Azur Holding et Princess Holding (66% du capital). Bras droit de Belgaïed, « il procédait à la prise de certaines décisions abusives dont notamment les licenciements, expliquent certains cadres de Stafim que nous avons rencontrés sur les lieux, évoquant notamment celui de Abdelaziz Nefzaoui, ancien directeur du site de la Charguia.
Après la révolution, le DGA a pu rallier à sa cause certains des employés, notamment Chrif Glaâ, secrétaire général du syndicat dans Stafim Peugeot (représentant de l’UGTT), et que les employés accusent de corruption sans, toutefois, présenter la moindre preuve.
Un incident, survenu hier, a fait déborder le vase ! On a retiré le véhicule de fonction à l’un des cadres supérieurs de la société sans mentionner aucune raison alors que la voiture en question est un avantage en nature dont il bénéficie depuis plusieurs mois et qui ne peut pas lui être confisqué, selon les dires des mêmes cadres.
Il s’agit d’un règlement de compte, expliquent encore les cadres.
En réponse à « l’humiliation de leur collègue », les cadres (une douzaine) ont décidé de protester, dénonçant la mauvaise gestion et les abus de pouvoir du DGA. Le personnel du siège et des autres sites, sachant ce qui s’est passé, se sont ralliés aux protestataires, scandant des «dégage» à Zied Ammar qui a été obligé de se plier à la demande du personnel et a quitté son bureau. Une réunion regroupant les cadres et Anis Wahabi, l’administrateur judicaire de la société pour décider du sort du DGA, affirment les mêmes interlocuteurs.
Le personnel demande également la dissolution du bureau syndical de Stafim Peugeot. Ils menacent de créer un nouveau syndicat, dans le cas contraire.










