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TRANSTU : comment négocier face à trois syndicats ?

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    Lors de la 22ème rencontre de la cellule de communication tenue le jeudi 11 août 2011 au Premier ministère, Mohamed Chemli, représentant le ministère du Transport et directeur à la TRANSTU, a entamé son intervention en adressant ses excuses au nom de la société aux citoyens tunisiens pour les désagréments causés par les mouvements de grèves des derniers jours.

    Il a déclaré à ce propos que la TRANSTU a essayé d’éviter ces grèves, en vain. En effet, la société est entrée en pourparlers avec trois syndicats différents. Il a rappelé que les revendications tournent autour d’augmentations de salaires, or des accords ont déjà été conclus en 2005 sur des augmentations de salaires échelonnées sur 10 ans. Par ailleurs des négociations avec l’UGTT, ont abouti à un arrangement en date du 8 août 2011, sauf que l’UTT a réclamé d’autres revendications. Il a précisé à ce sujet que le salaire minimum des employés est de 700 dinars par mois, pouvant atteindre le seuil de 1 200 dinars.

    M. Chemli a affirmé, également, que les derniers événements ont causé un manque-à-gagner pour la Société estimé à 10 millions de dinars. Il a ajouté que les frais liés aux services du transport ne cessent d’augmenter que ce soit en matière d’équipements ou de carburant, mais que la société n’a pas procédé à des augmentations des tarifs de la billetterie. Il a en outre déclaré que le cumul des dettes de la société au fil des années n’aura pas d’impact sur les investissements futurs prévus, car ceux-ci sont uniquement liés aux besoins en équipements.

    Le ministère du Transport s’est fait, également, représenter par Mokhtar Essadok, directeur à la SNCFT qui a axé son intervention sur les accidents survenus ces derniers temps sur les croisements entre les voies ferrées et les routes.
    Il a déclaré que l’infrastructure du pays compte 1 125 croisements de ce genre et que la quasi-totalité est protégée. Il a précisé qu’en 2010, on a enregistré 9 000 accidents de la circulation, dont 110 sur les voies ferrées. Une installation de caméras de surveillance sur les passages à niveau a montré, selon lui, 500 infractions en un mois seulement, ce qui prouve une inconscience et une imprudence évidente chez un grand nombre de chauffeurs. Il a profité de l’occasion pour appeler à la sensibilisation et la nécessité de prudence et de responsabilité afin d’éviter les accidents qui sont, très souvent, dus à des erreurs humaines.

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