La Commission de la confiscation s’est défendu de protéger les intérêts de l’homme d’affaires et gendre de l’ancien président, Marwane Mabrouk. Un buzz propagé sur les réseaux sociaux a obligé la commission à improviser une conférence de presse mardi 16 août 2011. Une conférence qui était prévue dans un temps très proche, précise Mohamed Adel Ben Ismaïl, pour présenter les résultats des premiers travaux effectués.
Les accusations lancées contre la commission et contre sa personne méritent un éclaircissement, considère M. Ben Ismaïl après avoir présenté un bref aperçu du rôle et des méthodes de la commission. L’affaire qui a créé la polémique n’est ni plus ni moins qu’une tentative de manipulation orchestrée par un associé de Marwane Mabrouk dans la société d’assurances GAT, explique sans détour le président de la commission. Les parts de Marwane Mabrouk, qui détient deux sièges au conseil d’administration (un en tant que personne physique et un autre à travers l’une de ses sociétés), ont bel et bien été confisqués. Seulement, la commission a estimé qu’il était préférable d’éviter la nomination d’un administrateur judiciaire. Une telle procédure aurait augmenté les coûts de réassurances sur les marchés internationaux et, ainsi, mis en péril la santé financière du GAT. On nous précise, au passage, et sur la foi des rapports financiers que l’entrée de Marwane Mabrouk a fait beaucoup de bien à la société.
En substance et selon les propos de M. Ben Ismaïl, toute cette affaire ne serait qu’un conflit entre associés qui aurait débuté quand Noureddine Skandrani, actionnaire et président du conseil d’administration, a entamé un recours en justice à travers sa société Sigma pour acquérir les parts gelées de Marwane Mabrouk.
Mohamed Adel Ben Ismaïl a répondu, par la suite, aux questions des journalistes concernant le fonctionnement de la commission et les résultats obtenus jusqu’à présent.
Le président de la commission était visiblement agacé que l’on ne saisisse pas l’aspect particulièrement technique de leur travail.
« Les personnes qui propagent la suspicion contre nous peuvent prendre notre place et faire le travail de la commission », lâche-t-il. « Notre travail exige de la rigueur et non pas du sensationnel », ajoute t-il
A une question concernant les pressions politiques que la commission pourrait subir, Mohamed Adel Ben Ismaïl estime que c’est la pression de la rue qui est devenue difficilement gérable. Le président de la commission suggère, même, l’idée que deux ou trois journalistes accompagnent les membres de la commission dans leur travail quotidien pour éclairer et apaiser l’opinion publique.










