Le conseil national de l’ordre des avocats dénonce «l’attaque injustifiée» menée contre le décret-loi organisant la profession d’avocat promulgué le 20 août dernier.
Le conseil de l’ordre affirme, dans un communiqué publié lundi 5 septembre 2011, que le «véritable objectif» de cette campagne est de «détourner les regards de l’opinion publique des questions essentielles inhérentes à la réforme de la justice et à son assainissement des symboles de la corruption», estimant que «le refus, par le syndicat, de publier la liste des magistrats corrompus en est la preuve parfaite».
Il appelle les autorités publiques, et en premier lieu le ministère de la Justice, à «ouvrir sérieusement les dossiers de corruption, qu’il s’agisse de magistrats ou d’avocats».
«Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens pour dénoncer les responsables de cette campagne au moment opportun», prévient le conseil de l’ordre.
Le décret-loi objet de la polémique accorde à l’avocat, exclusivement, la prérogative de conclure les contrats de création d’entreprises et d’augmenter ou de diminuer leurs capitaux.
L’article 47 immunise l’avocat contre toute poursuite judiciaire lors des plaidoyers, ce qui a suscité une vague de colère et de protestations dans d’autres corps de métiers comme les experts comptables, les magistrats et les notaires qui le considèrent comme un «monopole qui empiète sur leurs champs d’interventions».










