Raoudha Laâbidi, secrétaire générale du Syndicat des magistrats tunisiens (S.M.T.), dans une interview accordée au journal « Le Quotidien »en date du 8 septembre 2011, exprime son impression sur la situation actuelle des magistrats et dénonce une réelle répression, même après la révolution du 14 janvier 2011.
Selon Raoudha Laâbidi, le Conseil supérieur de la magistrature, organe créé durant l’ère Ben Ali afin de se consacrer à tout ce qui concerne les magistrats et la magistrature, a joué un véritable rôle de répression aux mains de l’ancien président. Aujourd’hui, même si cet organe est totalement indépendant suite à sa refonte opérée après la révolution du 14 janvier 2011, son rôle « s’est estompé mais les exactions et les pressions sur les magistrats demeurent les mêmes ou pires qu’avant la révolution ».
Dans cette même interview, Mme Laâbidi déclare que « les conditions matérielles sont nettement défavorables pour exercer la profession de magistrat », plus particulièrement, concernant les salaires et les équipements mis à leur disposition dans l’exercice de leurs fonctions.










