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Tunisie – Ali Seriati, la vérité selon son frère

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    Youssef Seriati, frère de Ali Seriati, méconnu jusqu’à la révolution, a voulu s’exprimer et raconter ce qu’il sait lors d’une entrevue, à sa demande, au journal Le Temps dans sa livraison du dimanche 11 septembre 2011.
    Nous y apprenons, dans un premier lieu, qu’Ali Seriati fut arrêté peu après le décollage de l’avion de Ben Ali, le 14 janvier. Il fut arrêté sur ordre du ministre de la Défense. S’en est suivie la rumeur des snipers présents et terrorisant plusieurs cités. Youssef Seriati ne nous apprend rien sur les snipers puisqu’il affirme ignorer tout d’eux mais il est certain que son frère ne pouvait être derrière leur éventuelle existence.
    En effet comme il le redit, Ali Seriati a été arrêté bien avant, à savoir le 14 janvier à 18h15 à l’aéroport de l’Aouina. Sans oublier qu’aucun manque dans les munitions ou dans les armes des membres de l’ex-garde présidentielle n’a été enregistré par la délégation envoyée par le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur.

    Youssef Seriati revient sur l’histoire des snipers en montrant une copie du P.V de la police judiciaire signé par un responsable d’une chaîne de télévision qui affirme avoir transmis de fausses informations à leur propos et ce dans le but de semer la terreur chez les habitants de certaines cités. Youssef Seriati ignore qui est derrière ces actes mais affirme que cela doit être de la part d’autres responsables qui voulaient faire diversion, peut-être, en vue d’un éventuel coup d’Etat.
    L’histoire des snipers et l’évasion de Ben Ali n’étant pas les seules reprochées à Ali Sériati, son frère revient sur l’affaire des 500 mille dinars qui auraient été remis à ce premier, la veille de la fuite de l’ancien président. En s’appuyant sur les P.V de police des personnes travaillant avec Seriati, son frère affirme que cette somme n’a pas été touchée par Ali Seriati mais qu’elle était plutôt destinée à être repartie entre les responsables et agents de l’ancienne garde présidentielle. Après validation de l’étude faite pour une répartition équitable, la somme fut distribuée et 20 mille dinars restèrent dans la caisse du service.

    Après ces éclaircissements Y.Sériati affirme avoir confiance en la justice qui saura faire toute la lumière sur le cas de son frère.

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