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La pratique de la torture a continué après Ben Ali, selon l’Organisation contre la torture en Tunisie

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    La pratique de la torture a-t-elle continué après Ben Ali ? En tout cas c’est ce qu’affirme l’organisation contre la torture en Tunisie qui a dénoncé la poursuite, après la révolution, de la pratique de la torture par les forces de l’ordre, dans son rapport annuel préliminaire présenté, mercredi 12 octobre 2011, à la presse à Tunis.

    «Nous sommes choqués de constater que les anciennes pratiques de l’usage excessif de la force à la torture, ont continué après le 14 janvier», date de la fuite du président Ben Ali après un règne sans partage de 23 ans, a déclaré l’avocate Radhia Nasraoui, présidente de l’ONG.
    «Nous avons recensé de multiples violations des droits de l’Homme dans les postes de police, dans les prisons. Les arrestations arbitraires continuent et n’épargnent pas les mineurs», a-t-elle affirmé, présentant un rapport préliminaire de 27 pages intitulé "La torture s’est poursuivie après la révolution", d’après des enquêtes menées entre le 15 janvier et le 30 septembre.

    Les cas «les plus graves» doivent encore être documentés et figureront dans le rapport définitif qui sera publié en décembre, a-t-elle précisé.
    «Des mesures doivent être prises pour qu’une enquête impartiale et indépendante soit menée sur les actes de torture», a plaidé Radhia Nasraoui. «Les responsables doivent être jugés et sanctionnés et les victimes obtenir réparation et réhabilitation», a-t-elle ajouté, dénonçant une «absence de volonté politique».

    L’ONG a à nouveau demandé l’adhésion de la Tunisie à la convention internationale contre la peine de mort et réclamé l’imprescriptibilité des actes de torture.

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