« Les élections du 23octobre 2011 se dérouleront dans le cadre de la transparence et de la crédibilité en dépit des mises en doutes, des accusations et des menaces émanant de certaines parties, car pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, ce ne sera pas l’Etat qui veillera à l’organisation de l’opération électorale mais entièrement par une commission indépendante dirigée par un homme digne de toute confiance ».
C’est ce qu’a tenu à affirmer Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du gouvernement transitoire dans un discours adressé à la Nation en cette soirée du jeudi 20 octobre 2011. Le ton était ainsi donné d’entrée pur mettre les points sur les « i » face aux insinuations de certains quant à la probabilité d’une éventuelle fraude portant sur les résultats du scrutin avant de passer en revue tout le soutien apporté par le gouvernement à l’ISIE qui a tout mis en œuvre au niveau matériel et humain pour garantir le succès d’élections démocratiques et libres que le monde entier observe de très près.
M. Caïd Essebsi a réitéré sa confiance quant à un déroulement des élections dans les meilleures conditions, notamment sécuritaires tout en appelant les citoyens à affluer massivement sur les bureaux de vote et accomplir leur droit et leur devoir électoral en cette étape déterminante pour l’avenir de la Tunisie.
BCE a indiqué, par ailleurs, que, dans les meilleurs des cas, l’actuel gouvernement transitoire remettrait le pouvoir au nouveau cabinet issu de l’Assemblée constituante vers le 9 novembre prochain dans la mesure où il faut prendre en ligne de compte les éventuels recours et la première réunion de la Constituante pour élire son président et les commissions ainsi que le choix du système politique provisoire. C’est à ce moment là qu’aura lieu la passation en faveur du nouveau président de la république ou du gouvernement avant d’émettre le vœu que la loi sera respectée par ceux qui prendront la relève afin qu’ils remettent, à leur tour le flambeau à ceux qui viendront par la suite.
Béji Caïd Essebsi a précise ensuite que son gouvernement s’est engagé à remettre le pays dans la meilleure situation possible et il estime qu’il s’est acquitté de sa mission et respecté ses engagements.
Et au Premier ministre d’énumérer, non sans avec un brin de fierté que la plupart, pour ne pas dire tous, des challenges ont été gagnés selon les priorités fixées. C’est ainsi que la sécurité a été rétablie dans le pays alors qu’il se trouvait au bord du gouffre au pont que la Kasbah était occupée et que partout régnaient l’anarchie, les sit-in, les barrages et les grèves sans oublier les 11 milles détenus évadés et la situation catastrophique et précaire aux frontières avec la Libye.
La paix sociale est relativement avec la cessation des grèves grâce à la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées, plus particulièrement l’UGTT qui fait preuve de compréhension. Quant à la situation économique, elle a été, un tant soit peu, redressée puisqu’après – 3 % de croissance, on est passé au 3ème trimestre à +1,5 % sans oublier que pas moins de 50 mille postes d’emploi ont été créés.
Ceci a été rendu possible, ajoute le Premier ministre, grâce à l’effort national, mais aussi au soutien de l’étranger notamment le G8.
Concernant les critiques sur la lenteur des procès à l’encontre des « symboles de la corruption sous l’ancien régime », M. Caïd Essebsi a mentionné « qu’au moment sous d’autres cieux quatre ou cinq ex-responsables sont jugés, chez nous on dénombre 10 ex-hauts responsables sous les verrous, plusieurs autres en cours d’interrogatoires sans compter plus de 400 personnes interdites de voyage. C’est dire que la justice est en train de faire son devoir.
Béji Caïd Essebsi a conclu en réaffirmant que le gouvernement actuel a la conscience tranquille avec le sentiment d’avoir accompli sa mission sans prétendre avoir atteint la perfection avant de réitérer son appel aux Tunisiens d’aller voter en masse et d’assurer que le peuple saura accepter le verdict des urnes et la loi de la démocratie quelque soit le vainqueur.










