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Tunisie – La France confiante, mais vigilante

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    La France sera vigilante sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques en Libye et en Tunisie, pays qui viennent de se libérer de dictatures, a déclaré, mercredi 26 octobre 2011, Nicolas Sarkozy en conseil des ministres, selon Reuters.
    Selon la porte-parole du gouvernement français, Nicolas Sarkozy a déclaré que c’était aux peuples libyen et tunisien de choisir leur destin lors d’élections libres. Le président a estimé que l’enjeu des printemps arabes était de sortir de la «fausse alternative» entre dictature et intégrisme musulman et qu’il fallait, pour cela «ancrer tous les partis dans le jeu de la démocratie», a rapporté Valérie Pécresse.
    Nicolas Sarkozy «a rappelé que la France serait vigilante sur le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques, notamment la diversité culturelle et religieuse et l’égalité des hommes et des femmes auxquelles la France est indéfectiblement attachée», a précisé la porte-parole.
    Nicolas Sarkozy a ajouté que la France et l’Europe avaient, de ce point de vue, un rôle crucial à jouer et qu’elles prendraient «toutes leurs responsabilités».

    Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, s’est dit, quant à lui, «optimiste» après les élections en Tunisie, tout en conditionnant l’aide du G8 à ce pays au respect des valeurs démocratiques, sur les ondes de France Inter, rapporte l’AFP. «Nous allons mettre en place une aide économique massive à la Tunisie», a-t-il indiqué, rappelant que le G8, réuni fin mai à Deauville, s’y était engagé. «Naturellement, cette aide, nous l’apporterons dans la mesure où les lignes rouges ne seront pas franchies. Je pense que c’est important d’avoir cette conditionnalité», a-t-il ajouté.
    En matière d’égalité entre les sexes, «la société tunisienne est très évoluée et il serait absolument dommageable qu’on fasse marche arrière. Donc on va être très vigilants et nous avons les moyens d’exprimer cette vigilance», a précisé M. Juppé.
    «Mais moi, a-t-il poursuivi, je vais être optimiste sur la Tunisie. On ne va pas se plaindre qu’il y ait eu des élections. (…) Il y a eu des élections libres, il n’y a pas eu de tricherie (…) et le peuple tunisien s’est exprimé. Nous devons respecter ce suffrage».

    Claude Guéant, le ministre français de l’Intérieur, a estimé sur RTL (selon l’AFP), pour sa part, qu’il fallait «faire confiance» à la Tunisie après les résultats des élections du 23 octobre qui placent en tête le mouvement islamiste Ennahda, tout en appelant à être «vigilants».
    «Il ne faut en aucun cas regretter l’appui que nous avons apporté à la révolution du Jasmin en Tunisie», a déclaré le ministre, jugeant qu’il fallait «faire confiance à la responsabilité de ce pays». «Faisons confiance mais soyons aussi vigilants», a-t-il toutefois nuancé.
    «Je crois qu’il faut que la France, dans la mesure où avec d’autres elle appuie les développements de ces pays, soit très attentive à ce qu’il n’y ait pas de dérives qui seraient condamnables au regard des droits de l’Homme», a insisté le ministre.
    En outre, M. Guéant a appelé à faire «confiance à la très belle jeunesse tunisienne, qui d’après ce que je vois dans la presse, ne cesse de rappeler son attachement à la liberté et à l’égalité entre les hommes et les femmes».

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