Le "Printemps arabe" a ralenti l’activité économique en 2011 partout où il est passé, tout en laissant prospérer les riches pays pétroliers du Golfe épargnés par la contestation, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié mercredi 26 octobre 2011, à Dubaï et rapporté par l’AFP.
En Tunisie, la croissance sera nulle en 2011 alors qu’elle avait atteint 3,1% en 2010, annoncent les chiffres des perspectives économiques trimestrielles régionales du FMI.
Les incertitudes politiques et économiques dans le pays, conjuguées à la faiblesse de l’économie européenne, partenaire commercial de premier plan, vont continuer de peser sur la Tunisie en 2012, avec une reprise «plus faible que prévu», estime le FMI.
Cette chute de croissance en 2011 concerne l’Egypte (contraction de 3,9% du PIB), la Libye (contraction de plus de 50%), la Syrie (contraction de 2%), le Yémen (une contraction de 2,5%) et le Bahreïn (contraction de 2,6%).
«En conséquence, une période difficile attend ces pays pour le reste de 2011 et 2012 et la reprise devrait être un processus de longue haleine», insiste le FMI.
Les pays exportateurs de pétrole, quant à eux, enregistreront une croissance en 2011. Les Emirats Arabes Unis (+0,1%), Oman (+0,3%), le Koweït (+2,3%), l’Arabie Saoudite (+2,4%) et le Qatar (+2,1%).










