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CPR – Ennahdha : les différends commencent ?

De sources proches d’Ennahdha, on croit savoir qu’il y a un début de sérieux différends entre le parti islamiste et le Congrès pour la République.

Les négociations actuelles concernant la composition du gouvernement seraient au point mort en raison de la position intransigeante du CPR : pas de place à Béji Caïd Essebsi, à ses ministres et aux ministres de Ben Ali dans le gouvernement d’Union nationale.
Or Ennahdha semble avoir bien besoin de certaines figures du « passé » pour la composition de ce gouvernement pour que l’Union nationale soit réellement tangible et visible pour les Tunisiens, mais aussi pour le monde extérieur et les partenaires étrangers et notamment les Occidentaux.
Selon un proche d’Ennahdha, on a clairement rappelé la taille réelle du CPR : « Plusieurs listes de celles que vous avez remportées, nous appartiennent, ne croyez pas sérieusement que vous êtes la deuxième force du pays », aurait indiqué un haut dirigeant d’Ennahdha à un autre du CPR.
Blocage qui fait qu’Ennahdha a commencé à faire des appels du pied au PDP pour que Maya Jeribi préside l’Assemblée constituante. Et, au PDP, on étudie sérieusement la question.

Par ailleurs, et au cours de la réunion tenue samedi 12 novembre au Palais de Carthage avec Foued Mebazaâ, une dirigeante d’El Moubadara a sévèrement critiqué (en des termes des plus courtois) les dirigeants d’Ennahdha et ces négociations « secrètes » avec le CPR et Ettakatol. « Pourquoi ces négociations ? Pourquoi cette opacité ? Faisons tout dans la transparence et que le gouvernement soit désigné par les membres de l’Assemblée suite à un vote à bulletins secrets, n’est-ce pas là la démocratie que nous voulons ? », a déclaré cette dame à l’adresse de Rached Ghannouchi et Hamadi Jebali. Réponse de M. Ghannouchi : « Vous avez raison ! »
Il est vrai que le vote à bulletins secrets arrange Ennahdha qui lui donne ainsi la possibilité d’écarter qui elle veut du CPR et, d’ailleurs, de désigner qui elle veut.

D’ailleurs, au sein même du CPR, il semble que l’on ne soit pas tout à fait d’accord avec la position du « chef » Moncef Marzouki. Certains hauts dirigeants, dont Mohamed Abbou, acquiescent, à demi-mot et entre les lignes, que M. Marzouki n’a pas tout à fait raison avec ses positions radicales et intransigeantes.

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