Dans le cadre de l’affaire de Barraket Essahel, Mohamed Ali Ganzouî a formellement démenti son implication dans les actes de torture affirmant ne pas être au courant de l’existence même de tels actes au sein du ministère de l’Intérieur.
Abdallah Kallel, également entendu pour la même affaire, a pour sa part affirmé qu’il y avait deux corps sécuritaires, le premier est le corps des forces de l’ordre ordinaires dépendant du ministère et englobant les municipalités et les gouvernorats tandis que le deuxième corps était un corps sécuritaire parallèle qui dépendait directement de Ben Ali. Ce deuxième corps a pour siège l’immeuble «Le Claridge» en face du ministère de l’Intérieur sis à l’avenue Habib Bourguiba. M. Kallel a ajouté que la majorité du personnel de ce deuxième corps parallèle (dit police politique) est composé de RCDistes.
Les avocats des accusés ont demandé d’ordonner l’ouverture des caves souterraines du ministère de l’Intérieur et d’y faire introduire les accusés et les victimes afin de reconnaître les lieux. Les avocats ont également demandé la libération des accusés, une requête rejetée par le tribunal qui a également décidé le report de l’affaire pour le 29 novembre prochain.










