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L’économie tunisienne pourra réaliser ses 4,5% de croissance, selon Jameleddine Gharbi

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    Jameleddine Gharbi, ministre du Développement régional et de la Planification, déclare que les prévisions de croissance, s’élevant à 4,5% pour l’année 2012, seraient tout à fait réalisables, engendrant ainsi la création de quelques 75.000 nouveaux postes. Un challenge de taille qui pourra être réalisé grâce, notamment, aux propositions faites par son prédécesseur, Abderrazak Zouari, dans son livre blanc.

    S’exprimant sur les ondes d’Express Fm, aujourd’hui, mardi 10 janvier, M. Gharbi affirme que ceci ne sera possible que si les trois conditions suivantes venaient à se réunir : un engagement fort de toutes les forces concernées, la mise au point d’un pacte social garantissant sécurité et paix sociale et la reprise des activités économiques ayant connu une baisse significative en 2010, à savoir, le tourisme, l’import-export, l’investissement public et privé, etc.
    L’investissement privé doit, en effet, tirer profit des richesses régionales à forte valeur ajoutée, susceptibles de créer des filières économiques productives dans chaque région et de relancer la création d’emploi.
    Egalement évoquée, la nouvelle stratégie du ministère, basée sur une gouvernance rationnelle et privilégiant la consultation nationale sur le développement régional. Jameleddine Gharbi annonce « le démarrage d’une consultation nationale pour le développement dans le but d’évaluer les priorités économiques de chaque région et de mettre au point une vision stratégique identifiant les critères, objectifs, rationnels et scientifiques, qui définissent la répartition des investissements publics entre les régions et les localités, en fonction des besoins et des différentes situations économiques. Des critères dont on peut citer, le taux de chômage, la disponibilité de l’infrastructure et des équipements de base, le taux de pauvreté, etc.»

    L’objectif à long terme de cette stratégie est d’opérer une réelle structuration de l’économie tunisienne afin de réduire sa dépendance de l’extérieur et en valorisant ses ressources à forte valeur ajoutée.

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