Le Tribunal militaire de Tunis a poursuivi, mercredi 11 janvier 2012, l’interrogatoire des accusés dans l’affaire de l’assassinat des martyrs de la Révolution dans le Grand Tunis. Un des accusés, agent de sécurité a reconnu, lors de cette audience, que ses collègues avaient tiré, d’une manière désordonné, sur les manifestants à Soliman le 13 janvier 2011.
Cet agent avoue avoir été surpris par un civil, à bord d’une estafette, qui lui a remis un Stayer et met en cause « la mauvaise formation et le manque d’équipements adéquats pour faire face aux manifestants ».
En effet, le même agent précise, que « lui et ses collègues se trouvaient dans des situations où, face à des assauts de manifestants, désarmés, ou munis de bouteilles incendiaires et autres cocktails Molotov, ils n’avaient aucun matériel adéquat pour la circonstance, mais rien que leurs armes pour agir », avant de conclure que c’était assimilable à une sorte de crime d’Etat.
A noter que le procès a été reporté au 24 janvier pour les plaidoiries.










