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Nabli à Davos : « Les partenaires doivent concrétiser leurs engagements envers la Tunisie »

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    En marge de la participation de la délégation tunisienne à Davos, sur le plateau de France 24, Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a dressé un état des lieux de l’économie tunisienne.

    Sans la cravate, mais pas à la manière de Marzouki, pour se conformer au style de Davos, M. Nabli, a souligné de prime-à-bord, que « le coût payé par la Tunisie a été plus élevé que ce qu’on imaginait ».
    Toutefois, ajoute t-il, la situation n’est pas « catastrophique », mais juste « difficile et délicate » avec des partenaires économiques encore hésitants, une Europe qui vacille et une Libye qui tarde à retrouver ses repères, sans oublier les problèmes internes que nous connaissons A cet égard, M. Nabli précise que « les revendications économiques et sociales de la révolution sont toujours d’actualité ».

    Evoquant le secteur bancaire, le gouverneur de la BCT a souligné que l’objectif de cette période consiste à préserver le tissu industriel, les postes d’emploi et l’investissement.
    Ainsi, rappelle-t-il : « sur la scène internationale, il y a un engouement certain pour la Tunisie, il y a un esprit de coopération positif. Cependant, nous demandons de dépasser le stade des promesses vers la concrétisation réelle des engagements ».
    Toutefois en prévision de la visite de Mme Christine Lagarde, SG du Fonds Monétaire International (FMI) à Tunis, M. Nabli a précisé qu’il s’agit de renforcer les liens existants avec les institutions financières internationales. « Il s’agit d’échanger les idées et de coopérer », a-t-il précisé en substance.
    Cependant, la Tunisie ne compte pas, du moins pour l’instant, « lever des prêts auprès du FMI ». Une consultation s’impose en prévision de cela.
    Quid de l’indépendance de la BCT ? Pour le gouverneur de la BCT, il s’agit d’être indépendant dans la conduite de la politique monétaire tunisienne « et ce, tout « en rendant compte au Parlement ou à l’Assemblée Constituante ». Et de préciser qu’il s’agit là de « principes économiques et financiers et non de politique ».

    Bon à souligner que M. Nabli, qui a rencontré Christine Lagarde, ne fait pas partie de la délégation officielle de la Tunisie, mais il se trouvait à Davos à titre privé.

    A.B.A

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