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Sur France 24, Béji Caïd Essebsi explique son retour sous les feux des projecteurs

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    Invité sur le plateau de France 24, Béji Caïd Essebsi a donné les raisons pour lesquelles il revient aujourd’hui sous les feux des projecteurs médiatiques et donne sa vision des choses sur ce qui se passe en Tunisie.

    Concernant cette période transitoire et comme on passe d’un régime à un régime démocratique, ce n’est pas toujours facile, affirme Caïd Essebsi. Les élections sont une étape vers la démocratie, mais ce n’est pas encore la démocratie qui est un concept qui se pratique. Le gouvernement Jebali a pour mission de mener à bien la prochaine étape.
    La mission principale étant la rédaction de la Constitution.Quant au gouvernement, il est provisoire parce que nous sommes encore dans une phase provisoire. A propos du problème de la Constitution, Béji Caïd Essebsi juge que rien ne va puisque les constituants n’ont pas commencé la rédaction de la Constitution alors qu’ils se sont engagés à limiter cette période provisoire à un an.

    Le problème est que malgré ce temps limité, le gouvernement n’a pas encore fixé la date des prochaines élections. Lors du passage de notre gouvernement, nous n’avons inscrit que la moitié du corps électoral, insiste t-il. Dès maintenant il faut s’atteler aux préparatifs du prochain scrutin et inviter l’autre moitié du corps électoral à s’inscrire sur les listes électorales. J’estime que nous n’avons fait que la moitié du chemin et qu’il faut être vigilant pour l’autre moitié, alerte l’ancien Premier ministre.

    Concernant son appel à l’union de l’opposition, Béji Caïd Essebsi pense qu’il faut créer les conditions de l’alternance. Ces conditions n’étant pas réunies dans l’état actuel des choses, selon lui.

    Au sujet de son avenir, M. Caïd Essebsi a affirmé qu’il n’aspirait pas à jouer un quelconque rôle sur la scène politique. « Je n’ai jamais été candidat et je ne vais pas le faire. J’ai pris mes quartiers d’hiver, mon avenir est derrière moi… mais quand même l’avenir de la Tunisie m’intéresse et si je donne mon opinion, c’est en raison de la confiance que j’inspire à ceux qui m’écoutent». Commentant les récents rapprochements entre les partis politiques, Béji Caïd Essebsi considère qu’il y a deux tentatives qui sont intéressantes pour tenter de s’organiser pour les prochaines échéances et de constituer une vraie force.

    Enfin, M. Caïd Essebsi se positionne contre le regroupement de la Troïka, «parce qu’ils ont la majorité et dans l’exercice de cette majorité, tous les autres partis sont marginalisés». Il précise, en ce sens, que «nous avons élu une Assemblée constituante pour la rédaction de la Constitution», pas pour décider qui est apte à gouverner ou pas. Chacun doit avoir un poids équivalent, dit-il en substance.

    Pour conclure, Béji Caïd Essebsi insiste sur le fait que dans chaque système, il doit y avoir des garde-fous, quel que soit le régime adopté. «Bien sûr si on se compare à d’autre pays, c’est pas mal, mais on peut faire mieux».

    Cliquer ici pour écouter l’intégralité de l’interview en français sur France 24

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