Pour la troisième étape de sa tournée maghrébine, Moncef Marzouki, président provisoire de la République, est arrivé, dimanche matin 12 février 2012, à Alger, pour une visite officielle de deux jours, où il a été accueilli à l’aéroport international Houari Boumediene par le président algérien Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia.
Les deux dirigeants ont salué le drapeau aux sons des hymnes nationaux des deux pays, avant de passer en revue un détachement des trois armes qui leur rendait les honneurs.
La visite offrira une «opportunité de concertation sur le processus de construction de l’UMA», a indiqué samedi la présidence algérienne selon les médias algériens.
Pour sa part, M. Marzouki a estimé samedi à Nouakchott que les «conditions psychologiques» pour la construction du Maghreb Arabe étaient «désormais réunies» après la chute des régimes Ben Ali et Kadhafi en Tunisie et en Libye. Il considère que la question du Sahara Occidental qui oppose Rabat à Alger n’était pas un obstacle insurmontable, selon l’agence algérienne APS. «Quand vous avez un problème que vous ne pouvez surmonter, il faut le contourner», a-t-il déclaré. «Continuez à discuter et laissez ce problème pour le moment entre parenthèses, le laisser à l’Onu qui s’en est emparée», a-t-il ajouté.
En outre, Moncef Marzouki a indiqué que les attentes de la Tunisie envers l’Algérie sont «très importantes» et «locales», toujours selon l’APS.
Notons que selon le programme de son séjour transmis à la presse algérienne, le président tunisien devait déjeuner dimanche avec les diplomates accrédités en Algérie, assister à un Forum organisé par le journal arabophone El-Chourouk puis rencontrer des personnalités politiques. Le soir, un dîner sera offert en son honneur par M. Bouteflika.
Par ailleurs, et selon l’AFP, le président Marzouki rencontrera la presse algérienne, mardi soulignant que la presse étrangère a été soigneusement tenue à l’écart de cette visite.










