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Les dirigeants de Leoni Mateur ont été séquestrés, rapporte l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie

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    Horst-Wolfram Kerll, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, était présent lors de la réception organisée par la compagnie aérienne Lufthansa, à l’occasion du changement de direction à la tête de la société.
    L’ambassadeur d’Allemagne a profité de l’occasion pour mettre en garde les Tunisiens contre les conséquences néfastes des sit-in et grèves qui se multiplient, de même que les dérives sécuritaires enregistrées.

    Abordant le cas de Leoni Mateur, M. Kerll a affirmé qu’hier, 17 février 2012, le mouvement de protestation s’est poursuivi dans les locaux de la compagnie et ont résulté par la séquestration, dans leurs bureaux, des responsables de la compagnie. « Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour les libérer », rapporte l’ambassadeur. « Ce type de comportement est inadmissible, Leoni Mateur emploie plusieurs milliers de personnes et si la situation ne s’améliore pas, ce sera autant de personnes qui se retrouveront au chômage », déplore-t-il.

    Interrogé par Business News, l’ambassadeur d’Allemagne ne cache pas son inquiétude quant à la situation alarmante dans laquelle se trouve le pays : « L’image de la Tunisie chez les Allemands est de plus en plus mauvaise. Je considère la Tunisie comme ma deuxième patrie, je suis attaché à ce pays et nous travaillons sans relâche pour développer la coopération entre nos deux pays, mais il faut que les fauteurs de troubles comprennent qu’ils agissent contre les intérêts de leur pays en instaurant ce climat d’insécurité. Pour le tourisme et les investissements, la sécurité est une condition primordiale ».

    Concernant la montée de l’extrémisme, M. Krell affirme : «Nous nous sommes entretenus avec le gouvernement tunisien et son discours est modéré et rassurant. Ils nous affirment qu’aucune atteinte aux libertés ne sera acceptée. Le discours est rassurant mais nous ne pourrons juger que sur les actes, et sur la montée de la violence et des extrémismes, nous enjoignons le gouvernement à prendre les mesures qu’il faut. L’emploi de la force, pas dans le sens violence, mais celui de faire respecter la loi, doit être considéré si aucune autre alternative n’a fonctionné, afin de permettre à l’économie de reprendre des couleurs».

    M.B.H

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